Après trois éliminations au premier tour, Prithika Pavade ne cache pas sa déception, mais refuse de se laisser abattre. La pongiste française préfère tirer les enseignements de ses matchs et se concentrer sur son jeu pour rebondir à Ljubljana.
Trois éliminations dès le premier tour, une nouvelle collaboration à apprivoiser et déjà une prochaine échéance pour rebondir : Prithika Pavade traverse une période délicate, mais refuse de laisser les résultats assombrir son moral. À 22 ans, la pongiste française veut surtout retrouver son meilleur jeu à Ljubljana et transformer ses ambitions en médailles.
Trois défaites, trois scénarios différents
Dans le sport de haut niveau, une série de revers peut vite ressembler à un nuage qui s’installe au-dessus de la table. Ces derniers mois, Prithika Pavade a connu trois sorties précoces sur le circuit international, en Suède, à Macao puis en Chine. À chaque fois, l’aventure s’est arrêtée dès son entrée en lice. De quoi nourrir la frustration, surtout pour une joueuse qui n’a jamais besoin qu’on lui rappelle qu’elle n’aime pas perdre.
Pour autant, la Française ne résume pas cette séquence à une simple succession de mauvais résultats. Elle distingue les rencontres et ce qu’elle peut en tirer. En Suède, par exemple, elle estime avoir eu le match en main avant de s’incliner au terme d’une manche décisive particulièrement serrée, 16-14 au cinquième set face à la Taïwanaise Yu-Han Peng. Quelques points ont suffi à faire basculer la partie du mauvais côté.
À Macao, le défi était d’une autre nature. Opposée à Natalia Bajor, Pavade a rencontré une adversaire dont le style de jeu lui pose des problèmes. La défaite n’efface pas le constat : toutes les sorties prématurées ne racontent pas la même histoire, et toutes ne s’expliquent pas par les mêmes difficultés.
Déçue, mais pas prête à se laisser miner
La série ne lui fait pas plaisir, loin de là. Pavade reconnaît qu’elle aurait préféré continuer à jouer plutôt que de plier bagage dès le premier tour. Mais elle ne veut pas confondre déception et découragement. Pour elle, le classement et le résultat brut ne doivent pas prendre toute la place : l’essentiel est d’examiner le contenu de ses matchs et les détails qu’elle peut améliorer.
Cette façon de faire n’a rien d’un optimisme de façade. La pongiste sait qu’il y a des aspects à corriger, notamment dans la gestion des rencontres. Il lui arrive de prendre l’avantage, puis de voir son adversaire revenir dans la partie. C’est sur ces moments de bascule qu’elle veut travailler, plutôt que de se laisser enfermer dans le bilan des défaites.
Elle préfère donc se montrer exigeante sur son jeu, ses intentions et sa capacité à appliquer ce qu’elle prépare à l’entraînement. Son raisonnement est simple : si elle parvient à produire un tennis de table de qualité, les victoires peuvent suivre. La mauvaise passe est réelle, mais elle ne lui dicte pas la suite de son parcours.
À Ljubljana, l’envie de transformer le travail en résultats
Retrouver ses repères dès les premiers échanges
La prochaine étape doit lui permettre de relever la tête. Pour les compétitions à Ljubljana, Pavade entend d’abord retrouver à la table les sensations travaillées à l’entraînement. Elle a eu du temps pour préparer cette échéance et veut parvenir à transposer rapidement ses repères dans l’intensité d’un match officiel.
Un premier tour peut sembler n’être qu’une porte d’entrée dans le tournoi. En réalité, il impose souvent de trouver immédiatement le bon rythme, de gérer la pression et de prendre des décisions avec lucidité. Pavade sait que ces débuts ne sont pas toujours simples. Son objectif est donc de rentrer vite dans sa compétition, sans laisser les premiers points lui échapper ni attendre trop longtemps que le jeu se mette en place.
La méthode consiste à regarder ce qui se passe de son côté du filet : la qualité de ses choix, son engagement et sa capacité à garder les bonnes intentions pendant toute la rencontre. Le résultat reste évidemment important, mais il ne constitue pas l’unique boussole. À ses yeux, c’est le niveau de jeu qu’elle saura produire qui déterminera si elle peut aller loin.
Des ambitions assumées en simple et en double
Pavade ne cache pas ses objectifs : elle vise des médailles, et si possible les plus belles. L’ambition est à la hauteur de son tempérament de compétitrice. Elle sait toutefois qu’un objectif affiché ne suffit pas à faire avancer le tableau. Il faut d’abord gagner les échanges, gérer les moments difficiles et installer un jeu capable de résister à la pression.
À Ljubljana, elle ne disputera pas seulement le simple. Elle est également engagée en double mixte avec Thibault Poret et en double féminin avec Charlotte Lutz. Ces épreuves offrent des occasions supplémentaires de briller, mais elles demandent aussi des ajustements spécifiques : trouver les automatismes avec ses partenaires, communiquer efficacement et s’adapter à des configurations différentes.
La Française veut ainsi conjuguer ambition et concentration. Elle pense aux médailles, sans vouloir se perdre dans des projections trop lointaines. Chaque rencontre devra d’abord être abordée avec un plan de jeu clair et l’envie de bien jouer. Le podium reste dans le viseur, mais le chemin passe par les points disputés à la table.
Un nouveau capitaine, une nouvelle collaboration
Tourner la page sans oublier le travail accompli
La période de transition ne concerne pas uniquement les résultats. À la tête de l’équipe de France féminine, Ludovic Rémy a laissé sa place à Patrick Chila. Pour Pavade, ce changement marque la fin d’une collaboration ancienne : elle connaissait Ludovic depuis longtemps et avait construit des habitudes de travail avec lui.
Elle tient à reconnaître ce que cet accompagnement lui a apporté. Ce lien compte, et le changement ne peut pas être totalement neutre. Mais l’arrivée de Patrick Chila ouvre également une nouvelle étape. La pongiste n’avait pas encore de relation de travail aussi établie avec lui, davantage associé jusque-là aux joueurs masculins et aux doubles. Il faut donc apprendre à se connaître, à communiquer et à comprendre ce que chacun peut apporter.
La Fédération a voulu insuffler un peu de fraîcheur à l’encadrement. Pavade accueille cette évolution avec la conscience qu’une nouvelle collaboration demande du temps et de l’adaptation. Elle remercie son ancien capitaine pour le chemin parcouru, tout en choisissant de se tourner vers ce qu’elle peut construire avec le nouveau staff.
Rester exigeante sans perdre confiance
Les doutes ne disparaissent pas parce qu’une sportive décide de les ignorer. Pavade le sait : ils font partie du parcours, y compris lorsqu’on a déjà connu des réussites. Pour elle, l’important est de ne pas leur laisser le contrôle. Elle veut écouter ce qu’ils révèlent sur son jeu, sans les laisser effacer ses capacités ni son envie de progresser.
Cette période lui impose donc un équilibre délicat : reconnaître ce qui n’a pas fonctionné, se montrer exigeante dans le travail et éviter que les défaites ne deviennent une mesure de sa valeur. Elle admet que certains moments de sa vie l’ont davantage éprouvée. Une manière de rappeler que les trois éliminations récentes lui pèsent, mais ne l’empêchent pas de garder le cap.
À Ljubljana, Prithika Pavade cherchera ainsi à faire parler sa raquette avant son classement. Entre les premiers tours à négocier, les doubles à disputer et un nouvel entraîneur à découvrir, le programme est dense. Son fil conducteur, lui, reste clair : jouer juste, corriger les détails et laisser les résultats découler du travail réalisé à la table.
Après trois éliminations dès le premier tour sur le circuit international, Prithika Pavade aborde les Championnats d’Europe avec lucidité et ambition. À 22 ans, la pongiste française ne masque pas sa déception, mais refuse de la laisser prendre le dessus : pour rebondir à Ljubljana, elle veut avant tout retrouver son meilleur jeu.
Des défaites difficiles, mais pas de quoi perdre le sourire
Les dernières semaines n’ont pas offert à Prithika Pavade les résultats espérés. En Suède, à Macao puis en Chine, elle a quitté la compétition au premier tour. Trois revers qui piquent forcément pour une joueuse qui n’aime pas perdre — surtout si tôt dans un tournoi.
Pour autant, chaque défaite raconte une histoire différente. En Suède, Pavade a longtemps eu la rencontre en main avant de s’incliner de justesse au cinquième set, 16-14, face à la Taïwanaise Yu-Han Peng. À Macao, elle s’est heurtée au jeu de la Polonaise Natalia Bajor, un adversaire dont le système lui pose des difficultés.
Le bilan peut paraître décevant à la lecture des résultats, reconnaît-elle. Mais la Française préfère regarder de près ce qui se passe à la table : les bonnes séquences, les points à améliorer et les occasions manquées. « J’ai connu pire » : sa mauvaise passe ne suffit pas à la miner moralement.
Le jeu avant le classement
Plutôt que de laisser les défaites dicter son état d’esprit, Pavade choisit de se concentrer sur son niveau de jeu. Elle sait qu’en produisant un tennis de table solide, elle peut gagner. Son exigence porte donc surtout sur ses intentions, ses choix et sa capacité à mieux gérer les moments importants.
Certains matchs l’ont notamment vue prendre l’avantage avant de laisser son adversaire revenir. Ces détails sont au cœur de son travail : l’objectif est de transformer les bonnes phases en victoires et de mieux maîtriser les rencontres serrées. Les doutes, eux, ne sont pas nouveaux — mais ils ne l’empêchent pas d’avancer.
Un nouveau chapitre avec l’équipe de France
La joueuse doit aussi s’adapter à un changement dans l’encadrement des Bleues. Patrick Chila a pris la suite de Ludovic Rémy à la tête de l’équipe de France féminine. Pavade connaissait son ancien capitaine depuis longtemps et avait construit avec lui des habitudes de travail.
Cette nouvelle collaboration demande donc un temps d’adaptation. La pongiste tient à saluer ce que Ludovic Rémy lui a apporté, tout en se tournant désormais vers ce qu’elle peut construire avec Patrick Chila. Un changement pensé pour insuffler un nouvel élan, et qu’elle aborde comme une occasion de continuer à progresser.
À Ljubljana, l’ambition reste intacte
Pour les Championnats d’Europe, Prithika Pavade disputera les épreuves individuelles, le double mixte avec Thibault Poret et le double féminin avec Charlotte Lutz. Après avoir eu du temps pour s’entraîner, elle veut réussir à reproduire en compétition ce qu’elle parvient à mettre en place à l’entraînement.
Elle sait que les premiers tours peuvent être piégeux et souhaite entrer rapidement dans son tournoi. Côté ambitions, le message est clair : elle vise des médailles, et les plus belles possibles. Mais, pour Pavade, la priorité reste son jeu. C’est à la table qu’elle veut poser les bases de son parcours européen.











