Au Smash de Chine, Félix Lebrun a troqué ses lunettes contre des lentilles : un changement mûri depuis plusieurs mois, après les conseils de son posturologue. La pause forcée par sa blessure aux hanches lui a offert le bon moment pour tenter l’expérience — et ses premiers entraînements l’ont encouragé à poursuivre l’essai.
Habitué à jouer avec ses lunettes, Félix Lebrun a récemment changé ses repères : le numéro un français du tennis de table teste désormais les lentilles. Une évolution amorcée à l’entraînement, puis observée en compétition avec son club de l’Alliance Nîmes-Montpellier. L’idée, discutée avec son posturologue, pourrait notamment favoriser son équilibre. Pour le jeune Montpelliérain, ce changement n’a toutefois rien d’anodin : il lui a fallu plusieurs mois pour s’y habituer.
Un changement visible, mûri loin des projecteurs
Les lunettes font partie de l’image de Félix Lebrun. Alors, le voir évoluer sans sa monture n’est pas passé inaperçu. Le changement a été remarqué lors d’une rencontre de Pro A avec l’Alliance Nîmes-Montpellier, avant que le Français n’apparaisse également sans lunettes au Smash de Chine. À la place, il porte des lentilles, une solution qu’il ne présente pas comme une décision définitive, mais comme un essai à évaluer.
Dans un sport où les gestes se jouent parfois à une fraction de seconde, modifier un élément aussi familier peut demander une vraie période d’adaptation. Les lunettes accompagnaient le pongiste dans ses entraînements et ses matchs : les remplacer suppose donc de retrouver ses automatismes dans de nouvelles conditions. Pas question de révolutionner son jeu du jour au lendemain. Lebrun a pris le temps de réfléchir à cette possibilité avant de se lancer.
Les conseils de son posturologue
Le projet est né d’un échange avec son posturologue. Selon Félix Lebrun, celui-ci lui a suggéré que les lentilles pourraient être intéressantes pour l’équilibre de son corps. L’objectif n’est pas de promettre un gain spectaculaire, mais d’explorer une option susceptible de lui apporter davantage de confort ou de stabilité dans ses déplacements.
Le tennis de table sollicite tout le corps : il faut se déplacer rapidement, ajuster sa position et enchaîner les échanges sans perdre ses repères. Dans ce contexte, un détail peut attirer l’attention d’un sportif comme de son entourage. Le choix des lentilles s’inscrit donc dans une démarche d’observation et d’essai, plutôt que dans une transformation annoncée à grand renfort de certitudes.
Quatre à cinq mois pour apprivoiser les lentilles
Le premier obstacle était très concret : au début, le Français avait du mal à mettre ses lentilles. Il a fallu recommencer, persévérer et apprivoiser ce geste nouveau. Après environ quatre à cinq mois d’essais, cette difficulté a disparu. Une étape importante, même si elle ne disait pas encore si le changement serait adapté aux exigences de la compétition.
Le temps d’adaptation compte autant que la décision elle-même. À l’entraînement, Lebrun a pu vérifier progressivement si les lentilles lui convenaient, sans devoir bouleverser immédiatement ses habitudes en match. Cette période a permis de passer d’une idée évoquée avec son spécialiste à une expérience concrète, répétée et finalement assez maîtrisée pour être tentée en compétition.
Une pause forcée devenue occasion d’expérimenter
La blessure aux hanches du pongiste a également influencé le calendrier. Pendant environ un mois, alors qu’il était éloigné des compétitions, il a pu consacrer du temps à l’entraînement avec ses lentilles. Cette coupure a offert une fenêtre particulière : plutôt que de découvrir le changement sous la pression d’un match, il pouvait d’abord prendre ses marques à la table.
Selon le joueur, les séances se sont bien déroulées et son jeu lui a donné des raisons de poursuivre l’essai. La période a ainsi servi de terrain d’expérimentation, au moment où il n’avait pas de compétition à préparer dans l’immédiat. Une façon de transformer une parenthèse imposée par sa blessure en occasion de tester une nouvelle configuration.
Un essai, pas encore une décision définitive
Pour l’instant, Félix Lebrun parle bien d’un test avec des lentilles. Son apparition sans lunettes ne signifie pas nécessairement qu’il a définitivement abandonné sa monture. La suite dépendra de son ressenti, de son adaptation et de la manière dont cette solution s’intègre à ses habitudes de joueur. Dans un sport de précision, le confort et la confiance comptent autant que l’envie de changer.
Le contraste est néanmoins frappant : un accessoire familier disparaît, tandis qu’une nouvelle routine prend sa place. Pour le public, le changement se voit immédiatement. Pour le joueur, l’enjeu est plus intime : trouver la configuration qui lui permet d’être à l’aise lorsqu’il se déplace et joue. En somme, une petite révolution visuelle qui repose sur une démarche patiente, commencée plusieurs mois avant d’être remarquée en compétition.
Le Français ne présente pas les lentilles comme une recette miracle. Il explore simplement une piste qui pourrait lui convenir, après en avoir discuté avec son posturologue et l’avoir éprouvée à l’entraînement. Le changement pourrait donc durer, mais l’essai reste ouvert : à Félix Lebrun de décider si cette nouvelle manière de voir la table devient, ou non, son quotidien.
Félix Lebrun change ses habitudes à la table : le numéro un français teste les lentilles après des années avec ses lunettes. Une évolution mûrie depuis plusieurs mois, qu’il a mise à l’épreuve à l’entraînement et lors de son retour en compétition.
Au Smash de Chine, puis lors d’une rencontre de Pro A avec l’Alliance Nîmes-Montpellier, le visage de Félix Lebrun a changé de repère : ses lunettes ont laissé place aux lentilles. Pour le pongiste de 20 ans, ce n’est pas qu’une question d’apparence. Le changement s’inscrit dans une réflexion menée avec son posturologue, qui lui a suggéré que les lentilles pourraient favoriser son équilibre.
Un test préparé depuis plusieurs mois
Le champion n’a pas pris cette décision du jour au lendemain. Il a commencé à essayer les lentilles quatre ou cinq mois auparavant, avec quelques difficultés au début pour les mettre. Peu à peu, il s’y est habitué et a pu envisager de les porter davantage.
Une blessure à la hanche l’a ensuite éloigné des compétitions pendant environ un mois. Cette période sans match lui a offert une occasion idéale pour tester le changement à l’entraînement, sans devoir l’adopter immédiatement dans un contexte de compétition.
Un choix qui pourrait s’installer dans la durée
Les premières séances se sont révélées encourageantes : Félix Lebrun dit avoir bien joué avec ses lentilles. Il présente toutefois cette évolution comme un essai, et non comme une décision définitive. Dans le sport de haut niveau, un détail de confort ou de perception peut compter ; reste à voir si cette nouvelle habitude lui conviendra sur la durée.
Pour les supporters, l’image du pongiste sans sa monture marque un changement visible. Mais l’enjeu, pour Félix Lebrun, est surtout de trouver la configuration qui l’aide le mieux à se sentir à l’aise à la table. Après plusieurs mois d’adaptation, il a choisi de donner sa chance aux lentilles : « Cela vaut le coup d’essayer ».











