Hier, la France a réalisé un exploit remarquable en plaçant ses deux équipes, masculines et féminines, en demi-finales des Championnats du monde de Busan. Cette journée a marqué l’histoire : les Bleues n’avaient pas atteint le podium depuis 1991 et les Bleus depuis 1997.

Hier, ce n’était pas une, mais deux équipes françaises qui ont réussi à se hisser sur le podium des Championnats du monde en se qualifiant pour les demi-finales. C’était un exploit retentissant, comme si la chance avait frappé deux fois au même endroit. Alors que les médailles européennes étaient devenues plus fréquentes ces dernières années, les médailles mondiales étaient beaucoup plus rares.
Du côté des femmes, les Bleues n’avaient jusqu’à présent que deux médailles de bronze, remportées en 1947 et 1991. Mais maintenant, il y aura aussi 2024. Jianan Yuan, Prithika Pavade et Charlotte Lutz, euphoriques, ont obtenu leur place dans le dernier carré en remportant un match décisif contre l’Allemagne (3-2), malgré l’absence de leur meilleure joueuse Ying Han, blessée au tendon d’Achille. Pavade, âgée de 19 ans et classée 33e mondiale, a décroché la victoire ultime face à Xiona Shan (34e).
Les Bleues, qui n’étaient pas forcément attendues à un tel niveau de performance avant le début du tournoi, ont confirmé leur excellent parcours depuis leur arrivée en Corée du Sud. En tête de leur groupe, elles ont évité les seizièmes de finale et ont facilement battu le Portugal en huitièmes de finale (3-0). “Nous visions d’abord les quarts de finale”, a avoué Pavade. “Nous n’avions jamais imaginé le podium en arrivant. Mais nous avons vu que c’était faisable, alors il ne restait plus qu’à le faire !”
Ludovic Remy, le capitaine de l’équipe féminine française, a souligné la portée de la performance de ses joueuses, qui tenteront maintenant de se qualifier pour la finale face à la Chine. “Nous venons de franchir un palier incroyable avec cette médaille mondiale”, a-t-il déclaré. “Les filles ne cessent de progresser, c’est une juste récompense, on continue d’avancer.”
À quelques mois seulement des Jeux Olympiques de Paris, le tennis de table français connaît un vent favorable et commence à rêver en grand. Et avec Félix Lebrun en tant que capitaine, les perspectives sont encore plus prometteuses. Impressionnant lors de la victoire contre le Portugal tout comme contre la Pologne mercredi, le prodige de 17 ans a encore une fois mené les Bleus en remportant ses deux matchs sans difficulté.
Les Bleus, qui avaient échoué aux portes des demi-finales en 2016 et 2022, sont enfin sur le podium mondial, une première depuis 1997. Maintenant, reste à savoir de quelle couleur sera la médaille à Busan. La demi-finale, face à l’Allemagne ou à Taipei, s’annonce très disputée. “Nous avons clairement une chance”, a déclaré Simon Gauzy jeudi. “Notre rêve est d’atteindre la finale.” Ils ne sont plus à un exploit près, alors autant rêver en grand.











