Le sujet controversé de la double licence continue d’alimenter le débat. Si on avait jusque-là relayé les commentaires de joueurs, entraineurs, manager et autre dirigeants de clubs, aucun responsable de la fédération française de tennis de table ne s’était exprimé. La polémique était pourtant bien parvenue aux oreilles du siège fédéral en témoigne la récente convocation de Olivier MAERO devant la commission de discipline ou plus lointain, le droit de réponse accordé ici même à la FFTT suite à la sortie médiatique du coach Niçois. Toutefois, aucun dirigeant fédéral ne s’était aventuré à quelconque commentaire officiel.
Jean-Luc GUILLOT : “Il y a une confusion, ce n’est pas la double licence qui est interdite”
On pourra désormais mettre cette phrase au passé puisque Jean-Luc GUILLOT (membre du comité directeur, président de la commission sportive fédérale avec notamment pour mission la Gestion & animation de la commission – Règlement des litiges PROA et PROB) a souhaité clarifier la situation en utilisant l’espace médiatique de nos colonnes :
“Bonjour. Je souhaite réagir sur le message diffusé sur le site concernant la double licence. Il y a une confusion, ce n’est pas la double licence qui est interdite. C’est la participation à deux championnats par équipes de clubs de la première journée du championnat de PRO jusqu’à la dernière journée de PRO. Un joueur peut avoir une licence en France et une autre dans une nation pour jouer les titres nationaux, participer à des tournois ou même des opens en simple ou pour son équipe nationale. Je vous demande donc de diffuser cette information afin d’arrêter tout quiproquo. Bien sportivement. JL Guillot. Président de la CSF”.
Le problème de la double licence reste le même..
Une mise au point bienvenue tant il est certain que la double licence ne sera pas interdite. En effet, comment serait-ce possible ? Une telle décision pourrait par redondance interdire au n°1 français Simon GAUZY ou d’ailleurs tout autre joueur dans sa situation de participer aux championnats de France. L’interdiction de la licence empêcherait également des clubs de PROA de pouvoir recruter des joueurs de classe mondiale qui évolueraient dans d’autres championnats hors période de celui de PROA et PROB. On pense notamment aux joueurs d’origine asiatique qui participent à la ligue asiatique pendant la période estivale.
Si l’initiative du président de la commission sportive fédérale semble louable, elle n’en reste pas moins qu’une correction de forme sans vraiment s’attaquer au fond. L’exode des joueurs de PROB vers la nationale 1 et 2 et d’autre championnats va s’intensifier à l’ouverture du mercato, ce qui devrait provoquer un abaissement du niveau général, surtout en PROB. Comment la fédération va anticiper cette redistribution des cartes du haut niveau ? Quelles solutions va mettre en oeuvre la commission élite pour redorer le blason du championnat de PROA et de PROB ? Comment les joueurs et les clubs vont réagir face aux nouveaux enjeux financiers ?
![[PROAB] L'interdiction de la double licence mise en application dès la saison 2017-2018 !](https://www.tennis-de-table.com/wp-content/uploads/2017/02/licence-fftt.jpg)
L’ex-président de la ligue Rhône-Alpes a très justement fait remarquer la confusion autour de la double licence qui s’apparente finalement plus à un point de détail que de propositions réelles pour sortir de l’impasse médiatico-sportive. Il ne s’est en revanche pas épanché sur un autre sujet brûlant au sein de la fédération.
Un audit estimé à un coût compris entre 35000€ et 88000€ est actuellement en cours afin de trouver des solutions pour réformer la PROA et la PROB. Le sujet de la double licence ou double appartenance étant un des points clés de la réflexion. La commission électorale a décidé d’interdire la participation à deux championnats par équipes de clubs de la première journée du championnat de PRO jusqu’à la dernière journée de PRO* (interdiction double licence en plus court) et ce dès la saison prochaine. Une décision anticipée bien que soudaine pour les acteurs du PING professionnel. Une décision prise sans concertation et dans l’urgence qui amène à son tour son lot de confusion. Comme quoi, elle est présente de partout cette confusion. Au royaume de la balle plastique, elle est même reine.













