Le 17 mai dernier à Lys Lannoy, j’avais eu le plaisir de passer la meilleure journée de PING de ma vie, en ce vendredi 30 mai 2014, je pourrais dire que j’ai passé la plus mauvaise mais cette fois aux championnats de France Benjamins/Cadets à Arnas. Récit d’une journée semée d’embuches et à vite oublier..
Je vais tenter de vous expliquer les faits et uniquement les faits et ce de la manière la plus précise possible. Je n’ai rien à cacher et mon compère Gilles Durand aussi. On a vécu une journée cauchemardesque et je crois même qu’essayer de l’inventer même les meilleurs scénaristes au monde n’y seraient pas arriver. Intemporelle, surréaliste, navrante, telles sont les adjectifs qui résumeraient bien cette affreuse journée.
Une journée vraiment pas comme les autres
Les portes du complexe l’Escale ont ouvert à 7h30 tapante. Des bénévoles s’activaient déjà à l’approvisionnement de la buvette, organiser les tournées des arbitres et biensur assurer le pointage des joueurs qui commençaient à arriver.

Karine Girod, présidente du comité du Rhône qui organise l’évènement en collaboration avec la Ligue Rhône Alpes et la FFTT et aussi présidente de l’organisation des championnats de France arrivait également. La veille j’étais passé faire un tour à la salle et je lui avait demandé où on pourrait se placer le lendemain. Elle me répondit que l’on verrait cela le lendemain matin avec Morgane Le Gall, responsable de la communication de la FFTT. Pas de problème je lui répondit.
La présence d’Actuping
Quelques jours plus tôt, il avait été convenu avec Karine que je serais bien présent avec Gilles Durand pour Actuping et pour couvrir les 3 jours de compétition mais que nous ne bénéficierions d’aucune aide de l’organisation. Il était bien précisé et validé que nous ne partagerions aucun contenu avec le Comité, Ligue ou FFTT pour la simple et bonne raison que le contenu produit par Actuping n’est pas gratuit. Le média ne vit pas d’amour et d’eau fraiche même si j’aimerais bien.
En revanche on le partagerait comme toujours sur les réseaux sociaux et le média ce qui amènerait indirectement une communication complémentaire à l’évènement et de surcroit je pense bénéfique. Ca s’est toujours bien passé jusqu’à aujourd’hui. J’avais bien senti qu’a ce moment là, Karine était un peu plus crispée mais en aucun ça elle a émis un veto. En aucun cas ! La seule contrainte si s’en était une, on aurait aucune aide sur place. Cela nous convenait et on s’accommoderait très bien de cela. Pas de soucis.
Entre temps on avait pris soin de valider notre présence auprès de la responsable de la communication de la FTTT, Morgane Le Gall qui avait répondu par l’affirmative. Toutes les conditions étaient réunis pour passer un beau week-end de PING.

Arrivée à 7h30
Donc arrivé à 7h30, les bénévoles s’activaient dans tous les sens et Gilles Durand arriva après 5 heures de route. Très rapidement on se rend compte qu’il régnait une drôle d’ambiance. A la fois étrange et pesante. On s’est dit “c’est normal c’est le départ, il y a le stress, c’est logique. Néanmoins les bénévoles avaient le sourire et c’est avec plaisir que je continuait à saluer des visages familiers. Je suis un peu chez moi au comité du Rhône, j’y joue depuis plus de 15ans !
Première demande à 8h15-8h30
J’arrive à capter Karine qui semblait régler dix problèmes à la fois et lui demanda où on pouvait s’installer. Elle me répondit qu’elle n’avait pas le temps et qu’il faudrait attendre que Morgane arrive.
Deuxième demande à 9h30-9h45
Morgane étant arrivée et qui avait au passage éviter de saluer Gilles Durand. Je redemandais à Karine qui me refit signe de patienter. On verra plus tard.
Troisième demande à 10h00-10h15
Cette fois Karine vient me voir et me dit qu’il faut que je vois avec Sabine REDOULES qui est la responsable des relations partenaires et médias/Presse. Sabine qui était au téléphone me fit signe d’attendre un moment, on s’exécuta.
Installation à 10h30-11h00
Sabine nous trouva une place très sympa en haut des gradins qui nous permit d’avoir une vue de choix et un contact direct avec les matchs en cours. Malheureusement, a peine le matériel déballé, le gardien vient nous voir et nous demande de changer de place en raison de la rallonge électrique qui gêne l’accès à la porte de sortie ce qui est interdit par mesure de sécurité. Normal et surtout obligatoire, la sécurité passe avant tout.
Du coup, on déménage un peu plus loin, plus précisément derrière la porte d’accès à la salle où on était. Cette fois c’était la bonne, on pouvait enfin commencer à travailler.

A noter que nous avons du apporter notre table de camping pour poser nos écrans. L’espace où on travaillerait, n’avait ni table, ni chaises. En clair pour être le plus précis possible on était dans le couloir mais on ne se plaignait pas, l’important pour nous était de commencer à travailler, la compétition avait commencé depuis 1H et on avait hâte de rattraper le temps perdu.

Les premières photos : 11h00 – 12h15
Comme lors de grandes compétitions, les photographes portent une chasuble qui leur permet d’être facilement identifiable. Appareils en main on demande un exemplaire à l’accueil. Pas de chance le dernier vient d’être donné et il n’y en a plus en stock. On demande alors comment faire. On nous répond limpidement, qu’ils vont essayer de trouver une solution mais qu’entre temps, on pouvait évidemment prendre des photos. Aucun soucis.

Alors avec Gilles on prend notre rythme de croisière, les allers-retours se multiplient et ont commencent à vider les cartes SD et à retoucher les photos. Bon toujours debout certe, on espère que les chaises vont arriver.. Sabine toujours à l’affut du petit détail qui compte me voit à ce moment là courbé devant mon écran et m’annonce confuse qu’elle va chercher des chaises tout de suite. Elle pensait qu’ont nous en avaient apportées..
12h30 : L’incompréhension
Gilles me rejoint devant notre bureau d’infortune et m’informe qu’on lui a demandé de sortir de l’air de jeu car il ne portait pas de chasuble et surtout qu’il n’avait pas à passer entre les séparations des tables car seul les photographes accrédités et qui donnaient leurs photos avaient ce privilège. Hors vu que l’on donne pas nos photos…
J’envoi un texto dans l’instant à Morgane Le Gall pour comprendre ce qu’il se passe. A ce moment là, je privilégie la piste de l’erreur de communication. Ca arrive souvent. Quelques minutes s’écoulent et Gilles revient vers moi en me disant que le bénévole a dépassé les bornes. il lui a tout simplement “Je t’ai dit que tu n’a pas le droit d’être là, tu dégages !” Il y a bien d’autres manières de s’adresser au gens tout de même. Gilles lui rétorqua dans ce sens..
12h45 : Convocation
Morgane Le Gall suivi de Karine Girod me convoque en urgence à l’écart des spectateurs et autres bénévoles. On me confirme les dire du jeune bénévole et qu’a partir de maintenant soit on prend des photos des tribunes ou uniquement du côté des murs de la salle. En revanche on a plus le droit de se positionner au centre entre les séparations. Et elles ajoutent qu’a la moindre esclandre, et c’est le dernier avertissement qu’on pourrait faire nos valises.
13h00 : On accuse le choc
Le ciel vient de nous tomber sur le tête. On ne comprend pas ce qu’il vient de se passer et on a des mines déconfites. On essaie tout de même avec Gilles de surmonter cela et de décider de la meilleure solution pour la suite de la compétition. Doit-on rester dans ces conditions ? Faut-il poursuivre. Le deuxième choix s’impose rapidement mais on accuse le choc. Voyant nos mines atterrées, des connaissances et autres spectateurs nous demandent ce qu’il se passe et on leur explique la situation et c’est la stupeur générale. Cette décision est incompréhensible ! Les minutes passent et l’information commence à circuler.
13h30 : la porte, c’est par là
Par pur hasard le bénévole passe devant nous et une discussion démarre. On lui explique que le ton employé face à Gilles n’était pas forcement le mieux adapté. Il répondit laconiquement qu’il suivait les directives.. Dans la minute qui suivi arriva Karine Girod et Morgane Le Gall. Karine nous dit à ce moment là que ça n’allait pas le faire et qu’elle avait eu vent de notre grognement. On lui répondit que l’on avait tout de même le droit d’en parler. Le ton monta rapidement et Morgane Le Gall acquiesçait sans broncher les dires de Karine. Des élus se tenaient autour de nous et écoutaient attentivement ce qu’il se passait. On nous demanda à ce moment là de plier nos affaires car cela ne fonctionnerai pas. On répondit immédiatement que ça se serait fait et qu’ils faudrait juste nous laisser le temps de tout ranger.
13h30 – 14h30 : On plie bagage
On rangeait nos affaires à la vitesse d’un escargot non pas parce que l’on souhaitait prendre notre temps mais on avait mal. On était mal et complètement anéanti. Gilles essayait de trouver des soutiens dans la salle et souhaitait quand même faire bouger les choses. Moi je voulais partir. Des personnes qui me disent, “tu n’es plus la bienvenue ici“, je ne m’éternise pas, j’ai assez mal comme ça. Gilles bien qu’ayant trouvé des soutiens et beaucoup même voyait bien qu’ils ne pouvaient rien changer et qu’il ne servait à rien que la situation empirent. C’était déjà assez douloureux ça.
14h30 – 15h00 : On se défend
Parti du complexe sportif, on décide tout de même de faire le point. C’est un mélange de nervosité, de tristesse et d’incompréhension qui remplissaient nos esprits. Néanmoins on était d’accord sur ce point, on venait de se faire jeter comme des chiens et il était évident qu’ont ne resteraient pas les bras croisés. Il fallait que l’ont se défendent.
Ce n’était peut être pas la bonne méthode mais pour le coup Facebook nous semblait la plus efficace et la plus adaptée pour partager ce que nous venions de subir. Aussitôt pensé, aussitôt rédigé, aussitôt publié. Les message de stupeur et d’incompréhension et aussi de soutien affluaient de tous les côtés.
15h30 – Morgane Le Gall souhaite notre retour
Il n’aura pas fallu longtemps pour que le téléphone de Gilles Durand sonne. Au bout du fil, Morgane Le Gall qui prenait conscience de l’ampleur de l’affaire. Et c’est une discussion qui dura plus de 3 heures. On s’était arrêté dans un bar à 2 minutes du complexe et depuis notre arrivée, on avait enchaîné café sur café. Gilles continuait sa discussion avec Morgane, j’étais dehors en ligne également. Je pris le relai ensuite avec Morgane et c’était le même refrain. Au menu biensur, l’affaire du jour, actuping, Gilles, ses photos, les logos Actuping dessus, Pontoise, l’argent que la FFTT doit à Gilles depuis 1an et encore bien plus.
Mais au bout du compte, le fond de l’appel était surtout d’apaiser la situation et envisager pourquoi pas notre retour au complexe à condition biensur de retirer les messages sur Facebook. Avant de terminer l’appel, je précisait à Morgane que je lui donnerai la réponse rapidement mais que je devait d’abord en discuter avec Gilles.
Il ne nous a pas fallu longtemps pour trancher et il était évidemment que lui comme moi souhaitions revenir non pas pour faire plaisir au Comité, à la Ligue ou autre FFTT mais bien pour les gamins qui souhaitaient être pris en photos et vidéos. Revenir pour les parents qui ne comprenaient pas la situation. Revenir aussi pour nous permettre de terminer le travail commencé.
J’envoyais un texto à Morgane pour lui dire que l’on était d’accord pour revenir et que l’on ne tarderait pas. Gilles souhaitait profiter des dernières heures jour pour prendre des photos.
18h40 – Le pot au rose
Le coeur léger, Gilles avait supprimé son post facebook et remplacé par un message d’apaisement. De mon côté je n’avais pas encore supprimé celui sur la page Actuping mais cela n’allait pas tarder.
De retour au complexe, on tombe nez à nez avec Karine qui nous informe que l’on a pas compris et que nous n’avons rien à faire ici. On ne comprend pas, une nouvelle fois ! On lui demande de contacter Morgane.
Très rapidement, elle arrive et on s’assoit dans un bureau tous les 4. Karine prend la parole en nous expliquant qu’elle n’a que 5 minutes et qu’elle a déjà perdu trop de temps avec nous aujourd’hui. Nous aussi d’ailleurs et pas que du temps..
Gilles prend ensuite la parole et explique sa situation et Karine le coupe en lui disant c’est pas le problème. Et là grande stupeur, Morgane valide les dires de Karine. J’explique à Morgane qu’effectivement au lieu d’appeler j’ai envoyé un texto. (Ce qui explique que Karine n’est pas été mise au courant.) Au final pensant que l’histoire serait réglé, c’est carrément une négociation qui s’engage a savoir ce que l’on pourrait offrir à l’organisation. Vu que la salle est remplie de photographes, Karine souhaitait avoir des vidéos et les interviews qui seraient réalisé.
Je lui rétorque que je veux bien en faire quelques une mais que je ne pourrais pas toutes les donner. Karine fermé comme une huitre ne voulait rien entendre hormis le faite que l’on était pas la bienvenue et bien sur Morgane acquiesçait une nouvelle fois à notre grand étonnement. Gilles en avait les yeux humides. Celle qui nous fait revenir pour apaiser la situation nous vire une seconde fois. Mais comment on peut avoir deux discours de la sorte en l’espace de dix minutes ?
On a quitté la pièce sur ces mots et cette fois il était évident que nous ne reviendriont pas. Morgane affolé me faisait signe “attend je vais essayer de raisonner Karine“. Je lui répondit que l’on était d’accord et que l’on attendrait dehors 20minutes.
19h00 – La dernière tentative
On était devant le complexe sportif et Morgane arriva à grande enjambées. Elle m’expliqua que j’avais fait une erreur en envoyant un texto alors que je lui avait dit que je l’appelait ce qui est exact. De ce fait elle n’avait pu prévenir Karine et la convaincre. En même temps cela aurait été difficile car Morgane était au téléphone pour organiser la tournée des médias pour Pontoise-Cergy qui avait un peu plus tôt remporté la ligue des champions.
Je lui répondit pourquoi elle avait eu un discours différent de notre conversation de 30 minutes plus tôt. Elle repartit dans ses contradictions.
Et là Morgane essaye une dernière tentative. Elle souhaite que l’on s’excuse et à partir de là, on pourrait revenir. On lui rétorque une nouvelle fois et en coeur que nous ne sommes pas des serpillères et on ne voit pas en quoi on s’excuserait. On a été viré comme des chiens et 2 fois. Pour couronner le tout, elle dit à Gilles. Peut être que pour toi Gilles ça pourrait passer mais pour Dragan c’est sur que c’est pas possible. Gilles n’en revenait pas, il lui répondit que l’on était ensemble et Actuping, Dragan et Gilles Durand c’était pareil. Tout le monde ensemble ou rien.
On termina la discussion en lui demandant simplement ce qui s’était passé entre le moment où on prenait des photos tranquillement et le moment où on a commencé à nous mettre des batons dans les roues. Morgane nous répondit qu’elle était à ce moment là chercher un élu à la gare et qu’elle ne savait pas.
Comment Karine peut nous installer bien qu’avec 4 heures de retard mais à la rigueur le principal était d’avoir un endroit pour travailler, nous laisser prendre des photos pendant plus de 1h30 et tout de suite après nous mettre des restrictions pour ensuite finir par nous virer ? Qu’est ce qui s’est passé ? On se pose toujours la question ! Il évident qu’il y a eu un élément déclencheur mais quoi ? De toute manière les championnats de France Benjamins/Cadets sont terminés et ça ne servira à rien de trouver des explications. Je sais qu’une chose, c’était la pire journée de PING de ma vie. Aujourd’hui et pour la première fois, j’ai eu honte de mon sport !














