La 59ème édition des championnats d’Europe jeunes de tennis de table s’est clôturée aujourd’hui à Zagreb en Croatie. Compétition incontournable pour la délégation française qui scrute les podiums et les performances de hautes voltiges chaque année, l’édition 2016 n’a toutefois pas eu le droit au même dénouement. Les 18 tricolores engagés ont été loin de remplir les objectifs affichés.
Les raisons d’un bilan négatif

En 2015, ils avaient récolté une moisson incroyable de 13 médailles dont 3 titres. A Zagreb, la délégation n’a remporté que 4 médailles dont un titre par l’intermédiaire d’Alexandre CASSIN. Quelles sont les raisons d’une telle contre-performance ? Est-ce que les sportifs sont tous simplement passés à côté de leur compétition ? Est-ce que le renouvellement d’une partie de l’effectif (6 nouveaux joueurs) suffit a expliquer les prestations décevantes ? Est-ce que l’encadrement technique a été au niveau ? Découvrez notre bilan des championnats d’Europe Jeunes 2016 :
Un excès de confiance ou des ambitions trop élevées ?
Quelques jours avant le début de la compétition, Isabelle Thibaud, responsable du secteur performance jeune au sein de la fédération avait affiché sur le site fédéral les ambitions du clan tricolore : “Je pense qu’une douzaine de médailles est un bilan à notre portée. Nos 4 équipes partent parmi les 3 favoris dans chaque catégorie, on peut espérer faire un podium avec chaque équipe. Au niveau individuel, Alexandre Cassin, Marie Migot et Audrey Zarif sont les fers de lance de la délégation.»
Un pronostic qui quelques jours plus tard n’avait plus lieu d’être. L’équipe de France Jeune a failli dans les domaines où elle aurait dû enchaîner les performances. Elle a surtout brillé par son absence sur les podiums. L’épreuve par équipes est symptomatique de la contre-performance. Les cadettes ont terminé à la 10ème position, les cadets et Juniors Garçons à la 5ème tandis que les Juniors Filles à la 6ème en perdant leur dernière rencontre.
Ludovic Remy, coach de l’équipe de France Cadette n’a pas souhaité jeter la pierre à ses joueuses mais a tout de même sur le site fédéral, pointer du doigt un certain manque d’expérience tout en mentionnant des problèmes d’instabilité dans la concentration.
David Johnston, coach des Juniors Garçons a préféré quant à lui temporiser en saluant la performance des adversaires : “Ça fait 3 ans qu’on joue dans la peau du favori, contre des adversaires qui n’ont rien à perdre contre nous. On a souvent tremblé sans chuter, hier ce n’est pas passé. On ne va pas jeter la pierre aux joueurs, ils ont bien réagi aujourd’hui contre une équipe d’Allemagne qui n’est pas mauvaise. Il faut essayer d’apprendre des défaites pour revenir plus fort l’année prochaine”.

Une débâcle collective
Si les coachs s’accordent à penser que les joueurs ont failli dans leur mission, il faut également rappeler que depuis l’édition 2015, l’encadrement technique a changé avec notamment l’absence remarquée de Thierry Priou qui avait connu tous les plus grands succès de l’équipe de France Jeune. Est-ce une raison suffisante pour justifier le manque de résultat par équipes et en individuels ? Les éléments et autres déclarations démontrent une faille collective. Toutefois, il faudra attendre les prochains championnats d’Europe Jeunes pour se faire une idée tranchée. L’édition 2015 a peut-être été tout simplement un grand raté.
Déception chez les Juniors Filles
Du côté des Juniors, la déception a également été au rendez-vous et en particulier chez les féminines. Audrey ZARIF et Marie MIGOT qui s’était parées respectivement de bronze et d’argent lors de l’édition 2015 n’ont cette fois pas passé les 1/4 de finale. Là où on attendait une confirmation et un potentiel titre Européen, les joueuses n’ont pas convaincu.

Le rayon de soleil Alexandre CASSIN
Finalement, le rayon de soleil est venu de Alexandre CASSIN qui a décroché la seule médaille d’or de la délégation française. Après une campagne décevante par équipes, le fleuron du PING Français a trouvé les ressources et le mental de vainqueur qui lui avait permis de remporter son premier titre en 2014. Il clôture de la meilleure des manières les championnats d’Europe en réalisant un doublé historique. Sa performance hors norme lui permet par la même occasion de devenir le jeune tricolore le plus titré au niveau Européen mais aussi de valider son ticket pour les prochains championnats d’Europe, cette fois au niveau Sénior.

Nous n’oublierons pas de parler des honorables performances des doubles Marie Migot / Océane Guisnel et Lillian Bardet / Jules Cavaillé qui ont décroché une médaille de bronze en Juniors et Cadets. La talentueuse Prithika Pavade qui participait à ses premiers championnats d’Europe a quant à elle fait bonne impression en décrochant la médaille d’argent en double mixte avec Vincent Picard. Nul doute que nous entendrons parler de ces jeunes dans les prochaines années.

Le plus mauvais résultat aux CEJ depuis minimum 2012
Toutefois, ces performances aussi belles qu’elles soient ne cachent pas un bilan sportif largement négatif. En 2015, la délégation français avait récolté une moisson incroyable de 13 médailles dont 3 titres. En 2014, 11 médailles dont 5 titres. En 2013, 7 médailles dont 1 titre et un an plus tôt 15 médailles dont 5 titres. C’est la première fois en 4 années que les résultats de la délégation française sont si décevants.
Avec seulement 4 médailles dont 1 titre, elle établit à Zagreb un triste record. Est-ce qu’il faut s’attendre à de tels résultats dans l’avenir ? Est-ce que nous sommes en pleine transition d’une génération flamboyante vers une génération en quête d’apprentissage ? Quel aurait été le bilan sans le titre de Alexandre CASSIN qui évoluera désormais au niveau Sénior ? Dans tous les cas, pour cette édition 2016, il a été clairement l’arbre qui cachait la forêt d’un bilan négatif.














il ne faut pas oublier également l’absence de jacques Momessin qui était un maillon capital des CEJ pour l’équipe de france depuis de nombreuses éditions…en outre l’arrivée de l’Azerbaïdjan avec de nombreux/euses chinois naturalisés rajoute un adversaire de taille , ce qui n’est pas plus mal vu le faible niveau européen.