La dernière journée du championnat de France de PROA et PROB se termine le 26 mai prochain mais nous savons déjà que 5 clubs ne prendront pas part à la saison 2015-2016. La CNACG (Commission Nationale d’Aide et de Contrôle de Gestion) avait déjà dévoilé lors de son dernier rapport datant du 8 avril, le sort de Saint-Louis, Serris et Mulhouse. Deux autres clubs en la personne de Elancourt et du Kremlin-Bicêtre rejoindront le rang des absents de la PROA et PROB à la rentrée prochaine..
La PROA et PROB se vide pour la saison 2015-2016
Sur les 5 clubs qui renoncent à la PROA et PROB pour la prochaine saison, 4 sont issus de la PROA, Saint-Louis chez les Messieurs et Serris, Elancourt, le Kremlin Bicêtre chez les Dames. Mulhouse qui jouait cette année en PROB Dames est pour le moment le seul club a avoir annoncé son retrait à ce niveau.

Les finances au coeur du problème
Tous les clubs français connaissent des problèmes de financement et même un peu plus ceux qui ont a gérer une équipe de niveau PROA ou PROB. Pour le cas des 5 cités ci-dessus, l’argent est le motif principal d’un retrait. Une équipe de haut niveau coûte très chère et force est de constater que les clubs ont de plus en plus de mal à trouver les finances et les soutiens financiers externes.

Un autre facteur entre également en compte dans la décision des clubs retirer une équipe de l’élite. Les présidents préfèrent généralement miser sur la stabilité voir la survie de leur club plutôt que de privilégier le maintien d’une équipe de haut niveau. Une stratégie qui s’impose d’ailleurs la plupart du temps contre leur volonté. Quel président ne souhaite pas conserver une équipe de haut niveau ? L’économie dicte les décisions et prend malheureusement le pas sur l’aspect sportif.
Quelles réactions de la part de la Fédération ?
Le problème ne date pas d’hier. Chaque année, plusieurs clubs renoncent à maintenir leur équipe parmi élite française. La fédération n’a pas encore réagit sur le sujet ni dévoiler un quelconque plan de route sur l’avenir de la PROA et PROB. Elle ne propose pas (encore) à ce jour d’outils comme les droits TV, le merchandising, monétisation de l’image numérique etc.. pour aider les clubs a s’émanciper et trouver des ressources financières complémentaires qui pourraient bien les aider à enfin à trouver l’équilibre.

Le PING féminin en déclin
Le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a fait l’une de ses priorités la promotion du sport féminin ainsi que celui du haut niveau. Pour cela il a débloqué des fonds à toutes les fédérations pour les aider a mettre en oeuvre ces actions. La FFTT a d’ailleurs réalisé quelques actions dans ce sens (Diffusions de matchs féminin en live, site internet Ping Féminin).

Mais force est de constater qu’elles ont eu un faible impact et des résultats pas à la hauteur des ambitions. Sur les 5 clubs qui renoncent a présenter leur équipe en PROA et PROB pour la saison 2015-2016, 4 sont des équipes féminines dont 3 de PROA. N’y a t’il a pas là une incohérence avec la mission confiée au départ par le Ministère ? Est-ce que la stratégie mise en place par la fédération fonctionne ? Au vu de ces résultats, elle en prend le chemin inverse.
La PROA et PROB, la fin d’un formule ?
On le répète assez souvent et même si les représentants du tennis de table français peuvent laisser à penser à l’inverse dans leurs déclarations, le PING va mal, le PING féminin encore plus. La PROA et PROB est devenu un gouffre financier pour les équipes engagées. Elle étrangle financièrement les clubs qui en plus ne tirent pas les bénéfices escomptés de leur participation.

Est ce que la formule actuelle de la PROA et PROB a fait progresser le PING Français ? D’un point de vu sportif, nos clubs ne se sont jamais aussi bien comportés sur la scène internationale. Mais sur les 38 équipes (au lieu de 40) engagées cette année, seul un petit groupe avoisinant les 10%, arrive à réellement s’en sortir et se faire (timidement) remarquer dans les médias. Les 90% restants peinent quant à eux a remplir leur salle et a équilibrer leur bilan comptable en fin de saison. Le malaise est bien plus profond qui le laisse paraitre.

Nous plaisantions le 1er avril en annonçant une Ligue A avec 10 clubs. Et si finalement, c’était le début d’une piste. N’y a t’il pas trop de clubs engagés en PROA et PROB ? Le calendrier est-il trop chargé ? Est ce que la formule actuelle est propice à attirer les partenaires et diffuseurs TV ? Ta
nt de questions sans réponses à ce jour. Une chose est néanmoins certaine,
il va falloir que le PING français trouve un remède à ses maux de tête.













