Psycho-Cognitif

Jeudi 26 Février 2015 13:44

Il y a eu
* beaucoup de mauvais stress professionnel
* un troisième enfant
* une forme physique précaire (cf au dessus)
* une équipe qui s'est démobilisée
* un changement de plaque subi pour des raisons financières et des choix pas adéquats pour la forme physique

La conséquence
l'installation d'un circuit psycho-cognitif "défectueux" dont les étapes sont invariablement les mêmes
1- état d'hyper vigilance dont la caractéristique principale est précipitation: prise de balle trop tôt, geste exécuté avant que la balle n'ait rebondi, oubli pur et simple du placement.... (mais paradoxalement je sais où va la balle, ce qu'il y a dedans etc...)
2- énervement, qui se traduit par un forçage de tous les coups donc tranche, bâche, etc...
3- retour au calme via un état attentiste
4- passer par la case départ, n'encaissez pas 20.000 francs...

voilà en somme ce que je subi à la table depuis une année maintenant. de temps en temps, il m'arrive d'être dans l'état de conscience adéquat, me permettant de profiter de mon ping et de tous les progrès techniques que j'ai pu réaliser durant cette période (car techniquement, je n'ai jamais été aussi fort) mais ces moment sont brefs

je suis à la recherche aujourd'hui, de solutions pragmatiques me permettant de développer des points d'ancrage dans un état psycho-cognitif qui me permettrait de renouer avec la performance et le plaisir. Si vous avez des solutions, je suis preneur
lorsque je top, les eaux s'ouvrent et on aperçoit au loin, les baches promises

Jeudi 26 Février 2015 14:00

Je me retrouve complètement dans ce que tu vis, j'ai aussi 3 enfants et j'étais passé de 4 séances sportives à 1 petite séance de ping hebdo, autant dire que physiquement j'en ai pris un coup. Récemment j'ai réintégré des séances de culture physique (bad, yoga, ping, course à pied...) entre midi et 2, selon mes dispos, et ça a nettement amélioré ma condition physique sans empiéter sur ma vie familiale.
Et donc je suis bien plus serein qu'avant, moins essoufflé, plus détendu aussi ce qui induit forcément une meilleure lecture du jeu et un placement très amélioré, d'où une reprise de ma progression, ouf!
Donc pour moi la solution a clairement été d'ordre physique, maintenant peut-être que la sophrologie ou le yoga/tai-chi... peuvent t'apporter quelque chose...
Le fait que les enfants grandissent aussi, on dort mieux, moins de stress, etc... donc de la patience en plus.

Jeudi 26 Février 2015 15:51

J'ai connu ça aussi. En fait, je suis dans cet état de façon plus ou moins marquée depuis que je cumule, comme toi et d'autres, le triangle stress au boulot / enfants / diminution de l'entraînement. Donc déjà premier point : tu n'es pas anormal.

Deuxième point : se mettre la pression en jouant déclenche ou aggrave ce phénomène. Si, pour une raison ou une autre, tu ne joues pas avec la peur de perdre, ça se manifeste beaucoup moins. Le problème est que c'est difficile d'agir de façon active là-dessus.
Mais par exemple, je me rends compte que je joue beaucoup mieux, plus calmement, et donc sans subir ce que tu décris... en AGR qui est une fédération "parallèle" à la FFTT. J'ai toujours pris ce deuxième championnat comme un championnat "plaisir", sans pression, même si j'ai au moins autant envie de gagner que dans l'autre. Il y a un aspect "détente" qui me permet de jouer mieux... au point de battre des joueurs que je perds dans l'autre championnat. Et pourtant, je t'assure que tout le monde a envie de gagner ; certains au contraire, se mettent davantage la pression qu'en FFTT, si c'est leur club d'origine, leur village...
Autre exemple, cette année j'ai démarré l'année avec des ambitions importantes pour mon équipe de FFTT et pour le club où je joue en général... et j'ai du coup mal joué, à 50% à peine de ce que je pense pouvoir faire. Mais en décembre, pour diverses raisons, ces ambitions se sont définitivement écroulées, et j'ai décidé de changer de club de FFTT. Depuis que ma décision est prise... je joue bien mieux ! (enfin jusqu'à ce que je me blesse malheureusement).
Je suis incapable de dire si je serai capable d'entretenir cet état de relâchement dans un nouveau club... mais force est de constater qu'au fil du temps, en AGR, maintenant que j'ai pris conscience que j'étais capable de jouer relâché, j'y arrive mieux.

Et là j'arrive à mon 3è point, le plus positif. En fait, jouer relâché, cela habitue le corps à jouer relâché. ça fait quasiment partie de l'entraînement. C'est aussi quelque chose qu'on peut obtenir de façon active. C'est la base de la sophrologie : penser à son corps de façon segmentaire, en divisant son corps en différentes parties, tête, épaules/haut du corps jusqu'aux poignets, thorax, plexus/abdomen, parties génitales, cuisses, jambes, pieds... et parvenir à relâcher séparément chaque partie de façon active, en visualisant cette partie du corps tout en pensant à quelque chose d'agréable. ça peut être le sourire de son gamin... chacun a en soi une image de sa viel qui donne le sourire quand on y repense.
Evidemment la sophrologie se pratique en-dehors de l'entrainement. mais la pratiquer, permet en cours de match de profiter d'un temps mort ou d'un temps de repos à 6 points, de souffler, de ressentir ses crispations et d'y remédier rapidement. Et plus on s'entraîne à ce processus de sophronisation, plus on est capable d'arriver rapidement (voire en quelques secondes) à cet état. Achète un bouquin de sophro...
Un moyen aussi est de modifier son entrainement en fonction de ça. Ne pas aller à l'entrainement avec pour objectif de battre le pote qui sert de référence, "sinon j'ai loupé mon entrainement". Etre capable de jouer tous les points à fond mais sans se dire "faut pas que je rate", mais au contraire, "je vais réussir".
Enfin, il y a quelques moyens vraiment physiques d'améliorer tout ça. Diminuer franchement la consommation d'excitants : café, alcool. Aller coucher plus tôt, dormir mieux. Faire l'amour est hautement recommandable : ça fait sécréter des endorphines... qui sont exactement ce qu'on cherche. Faire du physique, course à pied, vélo ; en plus de l'apport physique, de la "caisse" que ça procure, ça donne aussi des endorphines, et ça provoque une décontraction lors de la récup' intéressante. Et le jour de la compétition, et aussi avant chaque entraînement d'ailleurs : soigner son échauffement. Prévoir au moins dix minutes d'échauffement physique, courir dans la salle, corde à sauter... tant pis pour les regards goguenards. Rester dans la salle pour s'habituer à la lumière, faut pas aller faire ça dehors, ce n'est pas possible dans toutes les salles mais bon... autant que possible quoi. Et jouer en gardant à l'esprit qu'il faut se faire plaisir, sur chaque balle.

C'est pas évident... mais on y arrive.
Ni Dieu, ni maître... mais des FRITES !!! Bordel...

Jeudi 26 Février 2015 16:33

je pratique un yoga "actif" une fois par semaine
les états de conscience auquel j'arrive à accéder sont très satisfaisant
mais à la table.... (surtout que ça fait 1 an 1/2 que je joue en contre cf équipe démobilisée), les choses sont plus complexes
plus qu'une question de normalité, je recherche avant tout des solutions pour accéder à ces états
lorsque je top, les eaux s'ouvrent et on aperçoit au loin, les baches promises

Jeudi 26 Février 2015 20:14

et pourquoi pas un changement de club ou jouer seulement en compétitions individuelles?

Samedi 28 Février 2015 10:20

Citation de tik69x :
Il y a eu
* beaucoup de mauvais stress professionnel
* un troisième enfant
* une forme physique précaire (cf au dessus)
* une équipe qui s'est démobilisée
* un changement de plaque subi pour des raisons financières et des choix pas adéquats pour la forme physique.
.....


Salut,
Il faut que tu retrouves le plaisir purement et simplement.
Tout peut y passer:
- arrêter un temps de jouer même totalement, le temps que cela aille mieux sur d'autres aspects
- laisser la compet de côté surtout si c'est bof dans ton équipe
- te rapprocher d'un autre club pour voir autre chose
- prendre une combinaison de plaques qui te convienne réellement ou du moins t'en approcher, bien sûr en regardant à la dépense.
- titiller un autre sport en parallèle.
....
Bref, tout ce qui peut te permettre de "casser" ton cercle infernal.
On est tout plein de joueurs certainement à passer par des phases plus ou moins basses; j'en suis aussi et applique du coup certains points que je viens de te lister.
Le but pour toi, est de trouver un moyen de t"enlever des situations de stress, pour retrouver le plaisir.
Bonne recherche

Mardi 03 Mars 2015 09:10

bien dans son couple bien dans son travail pas de soucis une bonne forme physique savoir lever le pied quand il faut tout ça ça joue, pas facile bien sûr jouer pour le plaisir et oublier les résultats, nous n'irons pas aux J-O ou en tant que spectateur!!, oui je suis en phase descendante en ce moment
sans
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