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Championnats du monde vétérans à Auckland en mai 2014

Samedi 29 Juin 2013 13:08

Salut à tous,
Alors qui est partant pour ces champ. du monde. Visiblement nous serons une petite dizaine de belges à y prendre part. Et vous?

Samedi 29 Juin 2013 13:17

Voici le lien pour s'y inscrire http://www.sportsground.co.nz/worldveteranschamps/

Vendredi 05 Juillet 2013 18:46

Dr Neubauer est donné gagnant ?http://www.planete-smiley.com/images/Humour/humour.72.gif
Message modifié 1 fois, dernière modification Vendredi 05 Juillet 2013 19:38 par megatop

Lundi 08 Juillet 2013 06:19

possible d y aller avec une delegation francaise a voir avec mon ami autadidacte
ce n est pas le jour du marche que l on engraisse la poule

Lundi 08 Juillet 2013 06:19

autodidacte desole
ce n est pas le jour du marche que l on engraisse la poule

Mercredi 19 Février 2014 22:16

Salut les copains Belges nous seront une trentaine de joueurs Francais engagés et une dizaine d'accompagnateurs.
Si vous voulez mieux me connaitre, allez jeter un oeil sur mon site, vous pourrez y trouver quelques infos pratiques...
http://ping-newzealand2014.eklablog.com/j-80-new-zealand-a106440094
Amitiés sportives. JLL.
JLL

Lundi 09 Juin 2014 14:19

bonjour
je recherche la date et un lien pour les championnats d europe veterans a tampere
en finlande en 2015 y a t il une personne connaissant cette date merci

Lundi 09 Juin 2014 19:38

bon je crois que j ai trouve ce serait du 29 juin au 5 juillet
enfin si des joueurs ont d autres info merci
d autre part y a t il une difference pour ls categories d age aux championnats d europe et du monde et pour le championnat francais
par exemple moi je suis ne le 24 mai 1945 il me semble que je pourrais faire les championnats d europe en v4 + de 70ans en 2015 mais pas en france
est ce juste merci

Mercredi 11 Juin 2014 11:57

Pour répondre à la question que tu m'avais posée, je t'avais répondu par MP en juin 2013 mais je pense que tu ne l'as jamais lue.

Extrait :
**********************************
Pour répondre à ta question sur les catégories d'âge, tu seras dans ta première année des 70/74 ans dans 2 ans, c'est à dire pour les Championnats d'Europe de Tampere en Finlande en 2015, alors que tu devras attendre la saison 2015/2016 pour être V4 en France.
**********************************
Tu as déjà un site qui traite de ces championnats => Site Officiel

Mercredi 11 Juin 2014 12:02

Le site pour Alicante est aussi ouvert => Alicante

Jeudi 12 Juin 2014 14:29

hello
merci pour les renseignements tjs fidel au poste!!
oui je n ai pas vu le MP JE NE VOIS PAS la fonction sur le site
a bientot

Jeudi 12 Juin 2014 17:10

Pas de souci, pour info, tu cliques sur ton pseudo en haut à droite et tu sélectionnes "Messages".

Samedi 28 Juin 2014 06:52

Vol SQ 33 pour Auckland (en chansons)

Cher, Yves, chers, pongistes vétérans

Quand
La poésie
La musique
Le voyage
Le sport
Se superposent
Notre vie prend tout son sens(FD

Les championnats du monde à Auckland sont terminés, 25 français étaient présents et ont participé à au plus grand événement mondial de la petite balle blanche 1665 engagés, 61 tables neuves de la marque Stag (le sponsor de l’épreuve) alignées sur tout la longueur, des 180 mètres de l’immense the Trusts Aréna. Pour l’Asie le plus grand nombre de participants revient au pays du soleil levant 365 japonais et 126 chinois pour la plus grande nation du monde pour ce sport. Avec 184 inscrits pour l’Australie et 143 la Nouvelle Zélande l’Océanie arrive en deuxième position. Comme à l’accoutumée pour l’Europe, c’est l’Allemagne avec ses 203 inscrits (sa fédération en compte 200000 !) qui représentait le plus grand nombre de pongistes présents Le dimanche soir la cérémonie d’ouverture fut rapide et d’une grande simplicité, chants et danses Maorie entrecoupés par quelques discours rapides, le tout en anglais bien sur ! Pour se terminer par un appel à tout le public présent dans les gradins de descendre et de venir danser avec les maories dans l’antre du trust aréna. Lundi matin début du tournoi avec les poules pour toutes les catégories d’âges sauf pour les hommes de 40 ans ainsi que pour les femmes de 40 et 50 ans. Le chant des balles blanches est au firmament ça tape, ça crie dans tous les sens mais il reste le plus difficile parmi cette foule de passionnés, se frayer un chemin pour trouver le numéro de sa table. Pour certains le début du tournoi à commencer à 9h et c’est le cas de notre ami Jean-Louis (v2) que nous reconnaissons au loin par son maillot France Il vient de remporter son premier match non sans mal 3/1 face à un solide chinois, il ne le sait pas encore mais il va écrire une belle page de son histoire. Enfin je trouve le numéro de ma table, mais ou est Patricia ? Elle est déjà assise sur sa chaise ouf ! Je suis soulagé. Voila plus de deux ans que nous collaborons ensemble dans la catégorie des vétérans (v2) et je suis toujours invaincu. Ma confiance est sans limite, et ses conseils me sont précieux et réconfortants Mon premier adversaire est présent un japonais du nom de Tokai, deux fois champion du monde de double en v1 et v2.De haute taille et gaucher, un toucher de balle d’une grande fluidité, il parait si facile. À chaque début de rencontre c’est toujours et se sera jusqu'à la fin de ce tournoi mondial le même rituel, l’accolade avec Patricia par un simple merci. Je prends conscience que j’ai en face de moi un adversaire solide et que je dois serrer mon jeu, dès le premier point du premier set, mais j’ai confiance en moi et surtout de mes services qui me rapportent des points directs. Ses remises souvent approximatives me donnent facilement des balles pour placer des tops spins en rotation sur toute la table. Je remporte la rencontre par3/0. C’est bon pour le moral et pour la suite du tournoi. J’offre une tour Eiffel à mon adversaire en échange il me donne un porte-clefs Butterfly made in Japan que je range aussitôt précieusement dans mon sac .le 4ème adversaire n’étant pas présent je rejoue directement contre un sympathique australien de faible niveau. Je remporte la partie rapidement par 3/0.Je termine premier, le prochain tour en simple se jouera jeudi en 64ème de final. Très vite je file voir mon ami Jean-mi et Agnès sa compagne et fidèle supportrice pour connaitre ses premier résultats. Je lis sur son visage souriant et décontracté sa satisfaction en m’expliquant qu’il a déjà remporté deux matchs dont l’un contre un très bon chinois à sa première rencontre et qui s’avèrera exact par la suite puisqu’il deviendra champion du monde de double. Décidément les asiatiques sont omniprésents avec leur façon de tenir leur raquette si particulière en porte plume mais tellement efficace au service.Jean-mi !% est certain de terminer premier, je décide de continuer ma route dans les allées ou les tables de ping-pong se suivent et s’ensuivent à perte de vue. J’aperçois Bruno le 4ème représentant dans la catégorie v2 il semble en difficulté et ne passera pas le cap des qualifications. Plus tard il m’expliquera qu’une douleur persistante au bras l’handicap depuis des mois, mais ne serais ce pas le mal des sports de raquettes la tendinite ? Je retrouve Jean-mi et Agnès ainsi que Patricia au restaurant de la salle pour déjeuner. Les assiettes coûtent 10 ou 12 dollars néozélandais (6 ou 7 euros) le menu est simple c’est un buffet asiatique Enfermé, emmuré volontairement depuis le matin dans ce temple de la petite balle blanche Soudain la notion du temps disparait et ce fond dans l’indifférence des pongistes. Ici à Auckland c’est l’automne au mois de mai, bientôt l’hiver va percer son mystère alors que dans l’hémisphère nord le printemps va s’effacer pour laisser la place à son frère l’été. Préfériez-vous commencer l’année par l’été ou l’hiver ? Antonio Vivaldi n’a t’il pas composé ses quatre saisons pour comprendre ce que la nature à bien voulu nous offrir ? Cette bénédiction qui dure depuis la nuit des temps
Les Frères
Je suis la fourbu, agonisant avec des spasmes de mauvaises humeurs que je poursuivrai le plus longtemps possible. Je meure lentement pendant que toi tu te réveilles. On me déteste jusqu’au plus profond de moi-même, je fais mourir les vieillards, les enfants je n’apporte que peine et désarroi, pendant que toi moi mon frère tu fais chanter la vie, l’amour. Au travers de ma carcasse de neige tu me déchires, tu me perces avec ta sève et la beauté de tes fleurs et de tes plantes. Combien je suis malheureux ?combien je t’envie d’être aimer
Ne pleure pas mon frère tu es un grand général. Si tes blessures nous meurtrissent si tu sélectionnes les faibles et les puissants si tu apportes la joie aux riches et la peine aux pauvres, un jour viendra ou nous t’aimerons tous très fort, les privilèges n’existeront plus .Chacun de nous pourra glisser sur ta peau. Nous goûterons la quiétude des repos chauds dans l’atmosphère des chalets .Mon frère n’oublie jamais la nature à des droits que l’homme de pourra jamais changer Je t’aime
(Texte FD)
Il est 17h30 quand Patricia débute sa première rencontre dans sa catégorie 65/69ans. La petite bande soudée du groupe France que nous formons est présente sur le banc, Jean-mi, Agnès, Pascale qui joue le rôle de photographe, Claire, Denis et Corinne qui conseille Patricia. Quoi de plus logique de venir soutenir et encourager notre amie qui donne tant pour les autres. Donner sans retour, c’est donner pour mieux recevoir. Je profite après la fin de la rencontre pour m’échapper quelques minutes et aller regarder Nicolle Pillière reconnaissable avec son maillot France mais elle ne semble pas en grande forme face à ses adversaires du jour des asiatiques. Son mari m’explique que sa femme souffre d’un Zona dans le dos et souffre d’une brulure récurrente. N’y a-t-il pas un magnétiseur dans la salle pour arrêter ce feu ? Patricia termine 3ème de son groupe non sans se battre. Elle décide de participer à la consolante. Je suis vraiment surpris par le niveau du jeu de ces femmes à cet âge ! Il est 19h30 quand nous décidons de quitter le trust Aréna, la nuit est tombée depuis bien longtemps, nous partons en direction de notre villégiature Nous retrouvons nos propriétaires Jerry et Janette. Une courte pause et une douche rapide, nous repartons en direction d’Auckland pour nous restaurer. Après un plat de pâtes pour quelques dollars, nous rentrons définitivement de notre première journée de compétition. Nous convenons avec Janette de prendre notre petit déjeuner à partir de 8h.Voila déjà trois jours que nous sommes arrivés presque au bout du monde et je n’arrive toujours pas à trouver mon équilibre pour le sommeil, réveillé, à 2h, 4h, 6h Bon sang 10 h de décalage avec la France ! La nuit c’est le jour, le jour c’est la nuit. Il est minuit, ma pensée est tournée sur ce nouveau jour Mardi 13 mai, Alban va passer le cap de deux décennies, l’adolescence se termine, l’âge adulte commence .J’écris quelques mots sur mon téléphone
« Pendant un an tu auras vingt ans profite de cette année si unique. »Et le message est parti à 19mille kms
Je ne peux m’empêcher pour la énième fois d’écouter avec toujours cette émotion si forte ce texte admirable de Léo ferré


Vingt Ans - Léo Ferré
Auteurs: Léo Ferre
Compositeurs: Léo Ferre

Pour tout bagage on a vingt ans
On a l'expérienc' des parents
On se fout du tiers comm' du quart
On prend l' bonheur toujours en r'tard
Quand on aim' c'est pour tout' la vie
Cett' vie qui dur' l'espac' d'un cri
D'un' permanent' ou d'un blue jean
Et pour le reste on imagine
Pour tout bagage on a sa gueul'
Quand elle est bath ça va tout seul
Quand elle est moche on s'habitue
On s' dit qu'on est pas mal foutu
On bat son destin comm' les brèmes
On touche à tout on dit je t'aime
Qu'on soit d' la Balanc' ou du Lion
On s'en balance on est des lions...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a des réserv's de printemps
Qu'on jett'rait comm' des miett's de pain
A des oiseaux sur le chemin
Quand on aim' c'est jusqu'à la mort
On meurt souvent et puis l'on sort
On va griller un' cigarette
L'amour ça s' prend et puis ça s' jette
Pour tout bagage on a sa gueul'
Qui caus' des fois quand on est seul
C'est c' qu'on appell' la voix du d'dans
Ça fait parfois un d' ces boucans
Pas moyen de tourner le bouton
De cett' radio on est marron
On passe à l'examen d' minuit
Et quand on pleure on dit qu'on rit...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a un' rose au bout des dents
Qui vit l'espace d'un soupir
Et qui vous pique avant d' mourir
Quand on aim' c'est pour tout ou rien
C'est jamais tout c'est jamais rien
Ce rien qui fait sonner la vie
Comme un réveil au coin du lit
Pour tout bagage on a sa gueule
Devant la glac' quand on est seul
Qu'on ait été chouette ou tordu
Avec les ans tout est foutu
Alors on maquill' le problème
On s' dit qu' y'a pas d'âg' pour qui s'aime
Et en cherchant son coeur d'enfant
On dit qu'on a toujours vingt ans...


Et oui chers vétérans on dit qu’on a toujours vingt quand on joue au Ping, n’est ce pas ?
Mardi 13 mai il est 8 h le petit déjeuner copieux préparé par Janette est prêt sur la table du salon Au menu des fruits frais coupés en petits morceaux, corn flakes, fromage blanc, marmelade, beurre de cacao et le fameux Honey Manuka véritable spécialité du pays. Je profite de ce rare moment pour aller sur la terrasse en bois regarder la mer .Pas un bruit, pas un souffle, pas une âme viennent troubler cette atmosphère si paisible. Au lointain, on aperçoit quelques oiseaux dans la brume qui traverse la berge pour aller se reposer sur le petit ilot situé au milieu de cette eau si calme. Chaque matin avec les différentes marées la vie prend tout son sens avec cette nature sauvage et intemporelle. Je comprends mieux pourquoi maintenant Janette et Jerry regarde cette mer tous les matins .Ils savent qu’elle ne les quittera jamais. En tournant ma tête sur la droite j’aperçois la ville, Auckland et sa célèbre Sky Tower plantée entre les quelques buildings qui cherchent à vouloir s’accrocher à la hauteur de ses 300 mètres Son architecture entre l’ancien et le moderne semble tout droit sortir d’une BD de science fiction. Sa pointe vers le ciel lui donne l’aspect d’une mosquée futuriste Tissé comme une toile d’araignée Auckland est une ville entourée de verdure, et de nombreux parcs. De grands arbres magiques en forme de parasol s’étendent à perte de vue lorsque nous trouvons sur le célèbre Mt Eden
9h départ pour la salle. Début des groupes pour les dernières catégories en simple hommes et femmes ainsi que des doubles à partir de 11h30 Je décide d’aller à la rencontre de mes amies Corinne, Claire, Pascale jouer le rôle de supporter et de coach si cela est nécessaire. Patricia est déjà assise sur sa chaise concentrée sur la partie qui va commencer et prête à soutenir moralement et donner les bons conseils à Corinne la championne de France v2 Claire est tombée dans un groupe très difficile malgré son courage et sa belle défense ,elle ne peut que constater son manque de compétition face à ses adversaires du jour Pascale qui revient pour la première fois à la compétition après plus d’un an d’arrêt sur blessure n’est pas en mesure de retrouver son tennis de table d’avant mais revenir à cet niveau de compétition est déjà courageux. Corinne termine 1ère et se qualifie mais non sans difficulté. Il lui faudra toute son énergie pour venir à bout de la japonaise qui menait pourtant 2/0 ! Son calme, sa patience, son flegme, son sens de la tactique et son refus de perdre, ont eu raison des attaques de son adversaire. Corinne sera la seule joueuse française à pouvoir rivaliser avec les asiatiques Le niveau de jeu chez les femmes est impressionnant surtout sur le plan technique, seule Antonian la russe Arménienne pour l’Europe semble survoler sa catégorie.11h, début des doubles toutes catégories confondues. Associé avec mon camarade jean-mi, nous rencontrons au premier match une sympathique équipe Néozélandaise que nous battons facilement 3 /0 ainsi qu’une paire irlandaise, anglaise sur le même score. Quand à la 4ème paire indienne, elle ne s’est pas présentée. Nous terminons par la photo souvenir avec les trois équipes puis par la remise de nos éternelles miniatures tours Eiffel. Nous décidons d’aller rejoindre Pascale et Corinne qui se qualifient en terminant 2ème de leur groupe malgré leur défaite sur une paire australienne. Un peu plus loin j’aperçois Serge (excusez du peu Gilles) un ami et un fidèle supporter depuis les Championnats d’Europe 2007 à Rotterdam. Nous partageons ensemble quelques bons souvenirs du temps passé, ce simple plaisir de se retrouver. Il me demande quand sera ma prochaine rencontre en simple je lui réponds jeudi à 10h30. Il me promet qu’il sera présent à mes côtés. Je retrouve Christine sa femme ainsi que sa partenaire de double Christine Patte. Elles termineront 3ème de leur groupe. Il est 13h quand nous quittons l’Aréna. Nous nous arrêtons sur la route dans un petit restaurant ; le moment d’apprécier un verre de sauvignon du pays. Il fait encore beau, le ciel est dégagé mais nous ne devons pas tarder, la nuit tombe vite vers 17h. Après quelques lacets sinueux nous arrivons au Mt Eden le plus élevé d’Auckland avec ses 196m Du haut du cône Volcanique, nous embrassons une vue extraordinaire de 360degré ce qui permet d’apprécier l’isthme et les baies de Manakau et de Waitemata. Du haut de cette colline entourée de verdure, les amoureux prennent le temps de vivre
C'est beau la vie




Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie !
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie !

Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi.

Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie !

Extrait : c’est beau la vie (Jean Ferrat)

J’aperçois le stade mythique Eden Park, ce sanctuaire des dieux du ballon ovale les All Blacks Qui auraient oublié ce match historique gagné pour la première fois contre fois contre les All blacks 24/19 en 1979 ? Nous aimerions tant rester ici à regarder cet horizon lointain où l’océan Pacifique se perd à l’infini. Le soleil à décider de baisser pavillon, La nature reprend ses droits, nous reprenons notre route en direction de notre hébergement. Ce soir nous dinons au Soul Bar, restaurant au bord de l’eau, réputé pour le poisson et ses fruits de mer parmi les meilleurs d’Auckland. Patricia et claire nous ont rejoints. Nous passons une agréable soirée ensemble évoquant nos différents voyages de notre vie. 22h nous quittons le restaurant, demain c’est la journée de repos avant la grande bataille des simples jeudi. Patricia me rappel que je joue à 10h30 à la table une
Mercredi au lever du jour, c’est avec tristesse et amertume que je constate au travers de la fenêtre de ma chambre les lourds nuages gris dans le ciel et cette pluie incessante qui fixe mon regard


Le bruit de la pluie sur le bitume,
En panne d'essuie-glace
Mon pare brise pleure,
Mon humeur durcit la glace
Ceux qui disent "le temps c'est de l'argent"
Sont dans l'erreur,
Si on met les euros de côté, pas les heures
Je commande un café avant le texte pondu
Demande mon dû, car j'ai trop posé
Avant que le sucre ait fondu
Souvent en avance, le temps m'importe mon pote !!
Si tu ne peux pas être à l'heure il faut que tu te télé portes
Quand on se rate, y'a pas de prochainement
La vie est courte et la mort a tout le temps,
Né le matin, majeur à midi, vieux dès vingt heures
L'histoire oublie les héros pas les vainqueurs

Refrain :
365 jours puis 700
Le temps commence à compter tu l'espionne
365 jours puis 700
Le temps commence à compter tu te questionnes
Extrait 365 jours : Oxmo Puccino

Jean-Michel et Agnès dorment encore, sans bruit je me dirige dans le salon pour aller prendre mon petit déjeuner. Je suis toujours à la fois ébahi et scotché devant la vue de cet océan. Comme à mon habitude, Janette me propose du thé avec une goutte de lait puis une belle cuillère de Honey de Manuka que je verse dans ma tasse. Janette me parle toujours en anglais quoi de plus normal et tente bien avec gentillesse de faire des efforts pour se faire comprendre mais j’avoue que je ne suis pas très doué avec la langue de Shakespeare. Aujourd’hui malgré « le vent mauvais comme disait si bien Verlaine » nous allons visiter l’ile de Waiheké, considérée par les insulaires comme un petit paradis. Nous garons la voiture prés du port d’Auckland puis nous achetons à la gare nos billets pour la traversée en bateau qui dure 40 minutes ainsi que pour la visite de l’ile en bus. Dés notre débarquement, un homme à la carrure de « Mr Propre » tient dans sa main une pancarte indiquant le numéro de notre bus. Avec l’accent britannique et d’une voix grave il nous souhaite bonjour en français. A ma grande surprise je remarque que nous sommes que six dans le bus ! Tout en conduisant sur cette petite route sinueuse et escarpée, notre chauffeur bien sympathique, joue aussi le rôle de guide et cherche parfois à commenter en français. L’ile n’est pas très grande et sa superficie ne fait que 93km2. Ils se côtoient ici des millionnaires, des hippies, et des artistes .il y a même des maisons qui n’ont ni eau ni électricité !mais sa particularité ce sont ses célèbres vignobles. Le microclimat chaud et sec donne des vins rouges et secs issus du bordelais et de la syrah. Nous faisons un cours arrêt sur la plage de Onetongi, le temps de faire quelques photos. Nous sommes sur la plus longue étendue de sable blanc sur cette ile. 14h l’heure de déjeuner à Onera et à 16h nous reprenons pour une dernière fois le bus en direction de la gare de départ pour notre retour. A notre arrivée reconnaissable avec sa nouvelle couleur de cheveux blond nous saluons notre ami Jean-Louis mais ne sont ‘ils pas de la même couleur que sa compagne qu’il surnomme « Patou »


En toi
Quand mon corps sur ton corps
Au jeu de nos nuits blanches
Tranquillement s’en dort
Comme on dort le dimanche
Si j’ignorais, ma mie
Que notre terre est ronde
Et que le monde est gris
Autant que tu es blonde
Je resterais en toi jusqu’à la fin du monde
Marc Ogeret
Extrait Admirable texte que l’on trouve nulle part sauf sur ce vinyle, interprété par Marc Ogeret
Le bateau accoste sur la jetée, et se vide rapidement de ses passagers pressés de rentrer chez eux au calme, loin du mouvement de la ville. Jean-Louis est venu s’assoir près de moi sur le bateau. Tout au long du trajet, il me conte sa carrière sportive et j’ai droit à un récit complet. Je l’écoute avec beaucoup d’attention, et je lis dans ses yeux, sa ferveur, son engagement et sa pugnacité d’aller toujours plus haut, me dépasse un peu, à chercher à revivre son passé. Tu me comprends me dit ‘il en cadet, je suis allé en 1/8 de final aux championnats d’Europe. J’aimerais faire mieux, remporter une médaille, et monter sur un podium ! Mais ne l’a-t-il pas écrit dans un message adressé à tous les vétérans en Novembre 2013 ? Nous n’avons certainement pas la même philosophie sur la performance, mais nous recherchons le même chemin celui de la victoire. À l’arrivée nous nous quittons et chacun reprend sa route. Avec Agnès et jean-mi nous décidons de faire un peu de shopping et acheter quelques souvenirs pour nos proches et amis. Les boutiques sont chics et joliment décorées et les tarifs sont à la hauteur du niveau de vie du pays. Les all Blacks sont partout sur les devantures des vitrines ainsi que le Honey de Manuka. J’envois un petit message à Corinne et ses amies en anglais pour leur proposer de diner avec nous ce soir, sans réponse de leur part nous partons à leur hôtel mais toujours sans réponse. Nous terminons notre diner tous les trois vers 21h quand je reçois un message de Corinne pour m’expliquer qu’elles viennent tout juste de rentrer de leur voyage fatiguées et épuisées Arrivée à notre hébergement Janette nous demande à qu’elle heure nous souhaitons prendre notre petit déjeuner. Jean-mi propose 7h30 pour un départ de la maison à 8h30 et une arrivée à 9h à la salle pour s’échauffer. Comme tous les soirs.je prépare méticuleusement mes affaire pour le lendemain, mon maillot France et mon dossard, mon short, mon pantalon de survêtement ainsi que mon inséparable coupe vent que je possède depuis deux décennies. J’essaie de ne rien laisser au hasard ni de rien oublier et surtout le plus important celle que j’aime ma raquette, mais aussi mes chaussures de salle, ma petite bouteille d’eau, un peu d’argent, et les bananes que Janette ma gentiment donnée. Tout doit rentrer dans mon cabas en imitation paillette ou mon sac que je nomme Msc avec cette obsession du détail et cette maniaquerie difficile pour mes proches dans la vie de tous les jours mais je dois vivre avec, et cette solitude dans le sport individuel me rassure Mais pourquoi n’as-tu pas un sac de sport comme tout le monde me dit ‘il ? Nous rions bien ensemble et notre entente est vraiment bonne. Je lui explique que Msc est une compagnie de croisière bien connue pour ses traversées en bateaux en Europe et dans le monde. C’est lors d’un voyage autour de la méditerranée se terminant par le dernier port à Haïfa que nous sommes allés visiter avec mon fils Jérusalem. Ville sainte, riche en histoire et tragique mais tellement difficile à comprendre. Pourquoi les hommes se battent depuis des siècles pour les droits d’une terre que chaque communauté religieuse revendique. Je ne suis pourtant ni juif, ni musulman, ni pratiquant mais ce lieu est le sanctuaire de la prière. Au mont des oliviers, des gens pleurent, implore le ciel avec ces chants lointains qui résonne sur la ville puis à l’intérieur de ses remparts des hommes et des femmes rejouent la scène où Jésus porte sa croix sur le chemin de la crucifixion, le spectacle est encore plus bouleversant quand une foule de personnes embrasse ce sépulcre taillé dans le roc où le corps du messie fut déposé. Enfin quand ce théâtre bien réel se termine par le mur des lamentations on comprend pourquoi la foi et la prière sont le moteur de la vie



Il voyage en solitaire

Et nul ne l'oblige à se taire.
Il chante la terre.
Il chante la terre

Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaires.
Pendant des journées entières,
Il chante la terre.

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il sait ce qu'il a à faire.
Il chante la terre.

Il reste le seul volontaire
Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,
Plus fort qu'un armée entière,
Il chante la terre

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer
Et voilà le miracle en somme,
C'est lorsque sa chanson est bonne,
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre

(paroles/musique Gérard Manset)

Quand nous pénétrons tous les trois dans le trust t Aréna, il est 9h……
Un matin

comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel
Le premier jour /Etienne Daho/
Nous cherchons parmi cette foule de passionnés, une table pour s’échauffer mais nous ne sommes pas les seuls, la bataille à déjà commencé, l’assaut est éminent. Après quelques tentatives infructueuses, nous pouvons enfin nous échauffer pendant 30 minutes. Il est 9h45 quand nous décidons de nous séparer. Comme avant chaque rencontre, je vais me reposer seul et chercher le calme intérieur dans les gradins. Mon regard se tourne sur le numéro de ma table là où quatre chinois s’échauffent et frappe dans la balle comme dans un punching Ball. Je vais regarder mon tableau pour mémoriser le dossard de mon adversaire et à ma surprise il est déjà sur sa table. Gaucher, en prise porte plume avec un soft il frappe, il frappe, je comprends que je ne dois pas m’attendre à une partie de plaisir. Comme je l’avais annoncé à mon camarade Jean-Mi pour battre ce type de système de jeu, il faudra bien servir, et lire correctement le service adverse mais surtout ne pas imprimer de la vitesse à la balle et chercher à varier ses effets et ses courbes. Il est 10h passé jean- mi attend toujours son adversaire qui ne viendra pas, il est déjà qualifié pour les 1/32ème. Quand à Jean -louis il remporte sa rencontre 3/1.il est l’heure, le premier match est toujours difficile et c’est à mon tour, la tension est montée d’un cran, Patricia est présente et mes amis aussi. Deux minutes et l’arbitre annonce le début de la rencontre. Des les premier points je suis déjà en difficulté par les services adverses que je n’arrive pas à lire et que je place directement dans le filet ou trop haut, la punition devient instantanée. Je suis mené 7/2 et je ne panique pas, je remonte doucement pour remporter ce set 12/10. Le deuxième set est la copie conforme du premier que je remporte aussi sur le même score. Je mène 2sets à zéro mais l’inverse aurait pu être pareil. Tout ce joue sur les services. Mon adversaire est enfin récompensé par le gain de cette 3ème manche. Dans le 4ème set, la bataille des services continue et à ce petit jeu, je prends un léger avantage en menant 6/4 puis à l’échange suivant, le jeu prend une autre dimension alors que je suis acculé par les frappes adverses, je tente de renvoyer avec désespoir cette balle qui tourbillonne dans l’air.après plusieurs tentatives mon adversaire capitule sa balle viens de sortir de la table. Délivrance est le mot qu’il conviendrait d’exprimer, je sens le public averti qui est venu autour de la table observer la fin de cette rencontre. Le pongiste du pays de Confucius semble ko mais n’abdique pas, je remporte la victoire 11/8. Patricia m’annonce que ma prochaine rencontre est à 13h30, direction le bar pour prendre ensemble un capuccino bien mérité. Il est 12h quand nous décidons de déjeuner ensemble. Jean-mi semble déçu de ne pas avoir joué mais je lui dis que ce n’est pas plus mal, cela va lui permettre de se préserver physiquement et psychiquement. J’apprends que je vais jouer un suédois et mon camarade un tchèque. Après un repas rapide, direction la salle pour l’échauffement. Le tournoi individuel dans le sport de compétition c’est l’école de la vie, souvent cruel il n’y a pas de place pour les perdants mais on y revient toujours. 13h30 mon second adversaire est déjà dans l’air de jeu, impatient, nerveux. Après 15 minutes d’attente, l’arbitre arrive enfin et oui en Nouvelle Zélande les gens sont d’une décontraction étonnante ! Quelle est rapide la raquette de ce suédois, bizarre, comme c’est bizarre ! Nouveau style de jeu à l’européenne cette fois, c’est un bloqueur qui aime l’échange et distribué le jeu à son compte. Départ dans les starting block, tout est dans le rythme de l’échange, je cours sur toute les balles mais mes services et ma condition physique font la différence et le suédois ne peut que subir mon jeu. Corinne est venue m’encourager et c’est bien réconfortant je remporte ce match par 3/0. Notre chemin continu avec Patricia et sa présence me donne de plus en plus confiance en moi. Ma prochaine rencontre est à 18h30 me dit ‘elle. 4h de pause peut-être que le plus dur va commencer. il va falloir gérer son impatience et surtout ses émotions. Un coup de tonnerre vient de résonner dans le stadium, l’Autrichien Ding, yi, le grand favori de sa catégorie est éliminé par un illustre inconnu chinois 3/1 ! Je rencontre Jean-Louis qui vient de remporter son match lui aussi par 3/0 sur un singapourien et m’annonce que sa prochaine rencontre en 1/16ème ne sera pas Ding, yi à sa stupéfaction Patricia est partie donner des conseils à Corinne qui joue contre une anglaise en 1/32ème, nous sommes présents à ses côtés .elle remporte facilement sa rencontre par 3/0. Maintenant, il est temps d’aller se reposer mais surtout ne pas dormir. Je décide de sortir de l’aréna pour aller en direction de la tribune du stade où se trouve l’accréditation des pongistes. Je peux observer au travers de ces grandes et larges fenêtres, ce magnifique stade de rugby, habillé de son manteau de verdure, et tondu d’un rasage presque parfait. Quelques badauds et sportifs se promènent ou trottinent autour de la piste en tartan. Le temps doit passer sans que l’on s’ennuie, je n’ai pas de mp3, ni de livre alors je chante ou je lis des poèmes dans ma tête

Oui pour passer le temps je chante
Au violon s'use l'archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est touchante
Près de moi dans l'ombre penchante
Oui pour passer le temps je chante


Je chante pour passer le temps
Oui pour passer le temps je chante

Extrait « je chante pour passer le temps » poème Louis Aragon musique Léo Ferré
La poésie et le tennis de table sont de belles découvertes, je ne dissocie jamais les deux. En débutant en 1973cette activité sportives et la poésie avec la solitude de Léo Ferré, je n’aurais pu imaginer que ma fidélité serait toujours intacte encore aujourd’hui. Jouer au tennis de table à l’autre bout du monde est un grand bonheur. Il est 17h quand je décide de rentrer dans l’aréna retrouver mon ami Jean-mi pour s’échauffer un long moment mais toujours dans la bonne humeur. 18h30 table 18, je retrouve le continent de l’Asie avec comme adversaire un chinois de Hong Kong, droitier en prise porte plume avec une mousse. Je prends très vite la mesure du jeu à mon compte et je retrouve le plaisir de l’échange. Mes services et mes tops placés m’assure une victoire aisée par le score de 3/0 Jean-mi suit ma trace encore 3/0 sur un suédois. Nous continuons ensemble notre route. Impossible d’avancer dans l’allée centrale, les pongistes spectateurs se sont regroupés autour d’une table. Mais ne serais pas notre camarade Jean-Louis que j’aperçois au loin ? À entendre les applaudissements ; le match semble spectaculaire et d’une grande intensité. A notre grande surprise le lorrain crée l’exploit du jour en battant ce chinois par 3/1. C’est le second coup tonnerre de la journée mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Transcendé, surchauffé par l’adversaire et cet évènement mondial, notre ami devient l’un des grands favoris de cette épreuve. Pendant ce temps Corinne toujours dans la course remporte son match sur une américaine par 3/0. Quatre français sont encore en lice en 1/8ème de final ! 4ème rencontre à 19h30, j’ai peu de temps pour récupérer, Patricia me demande d’aller me mettre comme d’habitude dans ma bulle. A ce stade de la compétition, la tension monte crescendo, l’approche de la fin de la journée arrive et la concentration devient de plus en plus difficile pour les compétiteurs. Le 1/8ème de finale est un tour difficile, un cap aussi, la possibilité de jouer un ¼ de final synonyme d’un podium. Depuis le début de cette journée, j’essaie de ne penser qu’à la rencontre suivante et rien de plus. J’ai cette conviction que l’histoire est écrite à l’avance. Comme le temps passe vite maintenant déjà 19h30, pas moyen de dire stop j’arrête, non il faut repartir à la bagarre encore une nouvelle fois. Mon adversaire est un chinois porte plume gaucher et une mousse. J’ai en face de moi un gros serveur et sa première balle est lourde. Le premier set est à mon avantage et une formalité. Dans le deuxième set je sombre, je perds pieds, son regard en dit long à mon égard et un partout. La confiance toujours la confiance ! Dans le 3ème set c’est lui qui s’écroule à son tour, il ne marque que deux points ! Dans le quatrième il faut tenir face à ses terribles services, ne rien lâcher, ne rien laisser transparaitre comme émotion et se battre 11/8 ouf je peux enfin respirer. A cet instant je suis certain que ma journée est terminée et je suis satisfait, je remercie une nouvelle fois Patricia pour sa patience mais à ma surprise, elle m’annonce que mon ¼ de final est dans 1h, impossible lui dis je c’est vendredi ? Elle regarde une nouvelle fois sur le programme qui est écrit que le ¼ de final ce joue bien le jeudi.je suis déboussolé à l’idée que cette dernière rencontre sera la plus dure. Je file voir Jean -Mi qui joue contre le Japonais Tokai mon adversaire dans mon groupe du lundi Agnès me glisse à l’oreille que jean mi à perdu le premier set et qu’il n’arrive pas à renvoyer le service du revers adverse. À la pause du deuxième set je dis à jean- mi de ne pas démarrer sur son service du revers coupé, taillé comme des ciseaux pointus mais simplement de renvoyer la balle en poussette pour le laisser prendre l’initiative. Malheureusement je ne peux pas rester, je suis épuisé, harassé à la pensée que je dois encore jouer mais cette fois pour mon histoire. Je vais m’assoir dans les gradins afin de regarder la fin du match de jean- mi quand soudain à 10/9 mon camarade se blesse au genou. Dans l’impossibilité sur le moment de repartir, la douleur semble impitoyable. Le japonais reste de marbre. Après un long temps mort, la rencontre repart et jean-mi décide de jouer en bloc, scotché à la table sans bouger. Le japonais grand et puissant assène de violents top spin coup droit et revers, le set semble ne pas vouloir s’arrêter mais devant la souffrance jean -mi réussit des blocs incroyables laissant le japonais sur sa ligne de sol et remporte le set et le match par le cri de la victoire du courage, superbe !j’apprends que Corinne a perdu sa rencontre 3/1 face à une japonaise. Je sais ce que l’on peut ressentir à ce stade de la compétition, si près mais si loin aussi du but. Elle me parlera plus tard de son match et de son adversaire qu’elle surnommera sa « crevette » pour sa petite taille et qui deviendra championne du monde ! 21h début des premiers ¼ de final. Nous ne sommes plus que 8 et chacun d’entre nous a remporté son tableau. Cette fois c’est pour de bon, la dernière accolade avec Patricia de la journée. Je ne change rien à mes habitudes, ma petite bouteille d’eau, ma barre de céréale, ma serviette bien pliée dans son bac. Encore un chinois ! Droitier, prise porte plume et soft. Aujourd’hui j’aurais joué contre tous les styles de jeu avec cette forme de raquette bien particulière aux pongistes de l’Asie. En l’espace de quelques minutes le score affiche 11/3 en ma défaveur, je suis incapable de bien servir et encore moins de retourner correctement le service adverse et à la moindre occasion je suis transpercé par les frappes adverses. Patricia me remotive. Je décide de jouer l’attaque et de prendre le jeu à mon compte, l’intention est payante et ma confiance reprend le dessus. Mes services, mes tops sont de retour avec à la clef ce score flatteur de 11/5 ? Le début du 3ème set le combat est rude mais dans un Bon esprit chacun tente de prendre l’ascendant sur l’autre je suis mené 9/6 quand soudain je m’accroche à l’espoir que je peux remonter point par point et dans un ultime sursaut je remporte miraculeusement le set 11/9. Pendant ma minute de repos je dis à Patricia que chaque point joué sera un match, je continue sur ma lancée, les points défilent en ma faveur, j’ai en ligne de mire le regard de Patricia et je communique par télépathie. Ce set est un rêve mes balles fusent sur toute la table adverse et ce grand gaillard en face de moi est ko debout par le score qui affiche 11/1. Ma joie est immense, les larmes se confondent avec la sueur, cette accolade avec Patricia est interminable
Mais à cet instant

Comme elle est longue à mourir ma jeunesse,
Ma jeunesse dans mon cœur
Ne l'ai-je jamais trahie ma jeunesse
Qui me laisse à mon émoi
Et qui s'en va de moi
Comme elle est longue à mourir cette rose
Cette rose de la vie
La plus belle du jardin des folies
Une rose,
La dernière du jardin qu'on oublie
Comme ils sont lourds à porter dans l'automne
Dans l'automne de la vie
Ces rêves qui vont sombrer sans personne,
Sans personne pour les soigner
Il faut se résigner
Mais je regarde fleurir une rose,
Une rose du printemps
Et je retrouve soudain quelque chose
Sous ma main
Oui je sens, je sens encore en moi cette flamme
d’un jeune homme
Qui ne veut pas mourir

Michel Legrand
Je remercie tous les amis présents pour leur soutient. Le temps de respirer et de récupérer afin de reprendre tranquillement mes esprits, Jean -mi passe rapidement et me félicite il n’a pas encore joué son ¼ de final. Patricia est partie le conseillé avec son accord. Ce soir un vent de solidarité habite notre groupe. Quelques minutes plus tard, un cri de joie vient se briser sur les murs de l’Aréna, jean- Louis vient de remporter sa dernière rencontre. Je reprends mon sac Msc avec mes affaires placées en vrac, en direction des tribunes. Je suis submergé par mes sentiments qui m’emportent dans un flot de souvenirs. Le temps où j’apprenais le tennis de table par le regard, à lire et relire les articles dans technique pour tous, véritable bible sur ma table de chevet.les entraineurs étaient des pionniers et souvent bénévoles. Ce soir je suis allé au bout de mon destin, je suis fier du tennis table de mon époque
Nous n’avons de châteaux qu’engloutis en nous-mêmes
La musique du siècle bourdonne à nos oreilles
Les moteurs de la mort échauffent en nous leurs bielles
Et nous cherchons en vain de nos destins l’emblème
Extrait : Nous n’avons de châteaux (Jean Vasca)
Mais la soirée n’est pas finie et le spectacle aussi, il reste le dernier simple en ¼ de final. Jean-mi est déjà installé dans l’aire de jeu avec un grand strapping qui entoure son genou droit, il boite son inquiétude ne se lit pas sur son visage cela ne l’empêche pas de donner l’impression d’être toujours aussi décontracté. Face à lui un chinois son premier de la journée, droitier, en prise européenne avec deux mousses. Dès les premiers échanges, le niveau de jeu s’élève. Le français a décidé de jouer près de la table, et ce malgré son handicap, sa confiance est inébranlable. Le chinois balance ses tops en coup droit tout azimut sur toute la table mais le bloc revers agressif de jean-mi perturbe son adversaire et il remporte le set 11/8. Le 2ème set confirme le premier, le chinois ne change pas de stratégie en pivot il envois ses tops coup droits sur le revers adverse qui subit mais qui ne plie pas. Jean- mi continue de varier ses services, et ses démarrages en top revers et coup droit lui permet d’ouvrir le jeu pour mieux imposer son rythme en bloc. Le score du 2ème set ne change pas Jean-mi est un joueur complet capable de s’adapter au jeu adverse, sa blessure lui oblige d’être agressif et d’écourter l’échange rapidement Le 3ème set ne changera pas, il est déjà bien tard et plus de 22h quand un cri de victoire résonne pour la 3ème fois dans le camp des français. Il est 22h30 quand nous nous retrouvons tous les trois à la sortie de l’Aréna. Quelle journée de compétition ! Qui restera gravée certainement à jamais dans notre mémoire et bien c’est pour cela que nous jouons en compétition pour ces moments uniques. Jean-Louis est le héros de cette journée comme dans la chanson « il a allumé le feu » hier encore, il me parlait, dans son discours de mal chance ! Il a accomplit son souhait et vaincu son pessimisme. Tel un petit poucet qui a semé sans faire de bruit ses 3/0 comme des cailloux tout au long de son parcours jean-mi est aussi un héros dans la langue de Shakespeare
Heroes
I, I will be king
And you, you will be queen
Though nothing will drive them away
We can beat them, just for one day
We can be heroes, just for one day
Extrait David Bowie
IL est déjà bien tard quand avec le petit cercle d’amies intimes, Claire, Pascale, Corinne nous décidons de trouver un restaurant. Patricia nous a quitté fatiguée, nous la reverrons demain pour la journée des doubles. Si le mot égoïsme tient plus du vocabulaire de l’individu à des degrés différents, l’altruisme s’inscrits davantage dans l’esprit de Patricia Le temps de boire un verre et de trinquer à cette journée mémorable, de grignoter quelques bonnes frites car à cette heure ci les cuisines sont déjà fermées Minuit, nous rentrons à la maison retrouver nos quartiers et tenter de trouver un repos bien mérité car demain une autre journée de compétition nous attend. Jean-mi s’inquiète pour son genou car la douleur est toujours présente « je ne sais pas si je pourrai bien jouer demain me dit ‘il. Je le réconforte et le rassure rapidement « tu feras ce que tu peux » n’oublie pas tu as déjà une médaille. Après une bonne douche pour détendre la fatigue du corps, la tension nerveuse reste présente par moment. Impossible d’échapper à ces balles qui tournent dans la tête. Je n’ai envoyé de messages à personne. À présent mon seul souhait, dormir
Vendredi 8h30 nous prenons tous ensemble le petit déjeuner. Jean-mi m’annonce que la douleur à son genou s’est atténuée. Janette et Jerry sont agréablement surpris que nous soyons en demi-finale. Notre départ est prévu pour 10h30. 11h à notre arrivée à l’aréna, nous sommes apostrophés par un journaliste de la télévision Néozélandaise. Puis toujours en anglais de nombreux pongistes nous félicitent. Maintenant nous savons qu’un français sera en final dans ce tournoi mondial samedi.Jean-mi sera opposé à Jean-Louis et Denis à un chinois mais avez-vous vu joué ce pongiste ? Avec mon camarade nous cherchons une table pour nous échauffer Nous déjeunons ensuite avec Patricia au self Corinne et pascale passe leur premier tour en double par Wo.jean-louis est descendu dans la catégorieV1 avec pour partenaire Sébastien Douaran un breton qui a perdu en simple en 1/16 de final dans le tableau V1 14h début du premier tour en double que nous remportons par 3/0 sur deux chinois Néozélandais.15h Corinne et pascale battent deux chinoise de Hong-Kong en 3set. En 1/16 nous sommes opposés à deux très bons Australiens mais nous conservons notre tennis de table du Jeudi, le score est sans appel 3/0. Nous enchainons rapidement contre deux allemands que nous remportons sur le même score, notre association est complémentaire et surtout nous prenons du plaisir à jouer ensemble. Je pars aller encourager Pascal et Corinne mais cette fois les Japonaises sont trop fortes, la défaite en 3 sets est logique. Jean -louis et Sébastien arrache la victoire sur deux pongistes du Chili 11/9 au 5ème ! Il ne reste plus que deux équipes françaises en ¼ de final, tous est encore possible. Une partie du groupe France est venue nous soutenir avec nos amis belges, Serge Adant et ses copains. Nous sommes opposés à une équipe chinoise avec deux styles de jeux différents, l’un droitier avec une prise classique, une mousse d’un côté, et de l’autre un picot long avec une petite mousse et son camarade droitier aussi, adepte de la prise porte plume avec un soft. Patricia est déjà assisse sur sa chaise concentrée comme à son habitude. Dans le premier set nous subissons les attaques de nos adversaires et nous commettons trop de fautes directes. Notre entente n’est pas synchronisée et nous n’avons aucune stratégie, nous perdons ce premier set 11/7. Le deuxième set est repartie sur les mêmes bases que le premier, pire encore les points défilent le score en dit long 11/3. Patricia nous demande de jouer en rotation, il faut que Jean-mi démarre et top spin avec son revers ou son cd et que je termine le point avec mon top coup droit. Maintenant nous avons un plan d’attaque. Le jeu s’est durci et nous arrachons le set facilement 11/5. La confiance vient de changer de camp et dans le quatrième set, nos adversaires s’effondrent 11/6. Les compteurs sont remis à zéro. Le plus dur va commencer, nous menons 4/1 quand soudain nous sommes stoppés net sur place. En quelques secondes tous nos efforts s’envolent et le score indique 6/4 pour nos adversaires qui ont pris un sérieux ascendant psychologique. Mené 10/7, nous revenons à 10/9. jean-mi semble avoir dans sa raquette une balle facile en top cd mais le destin en décidera autrement, pour quelques millimètres la balle sort de la table. Notre déception est grande et ce malgré tous les amis autour de la table qui tente de nous réconforter et elle le sera autant plus forte quand demain nos vainqueurs deviendront champions du monde. C’est la fin de l’après midi, le soleil rentre doucement en léthargie. Afin d’oublier notre défaite nous partons tous les trois en direction du quartier branché d’Auckland Ponsinby pour prendre un verre. De nombreux bars à vin et restaurants de différentes nationalités, italiens, japonais, thaïlandais jalonnent ses ruelles. Ici c’est le quartier de la jeunesse. La soirée se termine après un diner rapide, nous rentrons chez Janette et Jerry
Samedi 17 mai dernier jour de compétition. Vous connaissez le bonheur ? Qu’est ce que sais ?
Les demi-finales sont programmées pour 11h. Nous partons pour 9h. La disposition de la salle à changé avec beaucoup moins de tables mais plus d’espace dans les aires de jeu. Nous partons dans les bas fonds de l’Aréna dans une toute petite salle, je propose à jean-mi d’écouter les chansons de David Bowie l’un de ses chanteurs préférés pendant la durée de notre échauffement
Ground control to major tom

Ground control to major tom
Take your protein pills and put your helmet on

Ground control to major tom
Commencing countdown, engines on
Check ignition and may god’s love be with you

Ten, nine, eight, seven, six, five,
Four, three, two, one, liftoff
Extrait Space oddity (David Bowie)

Nous remontons à la surface de la réalité du temps présent. Nicole Pillière associés en double à l’australienne Bird Betty termine sa demi-finale par une défaite 3/0 sur une équipe australienne mais c’est une médaille supplémentaire pour la France. J’informe jean-mi que dans le fond de la salle, des tables sont réservées pour l’échauffement pour les derniers participants. Le suédois Peter Karlsson 5 fois Champion du monde échanges quelques balles avec un ami et nous salue. J’aperçois Jean-Louis qui termine son échauffement, j’essaie à plusieurs reprises de lui faire signe de la main mais il semble déjà concentré sur son futur match. Jean -louis vient à notre rencontre et nous souhaite bonne chance. La façon dont s’est exprimé notre camarade, son assurance et sa sureté tout au long de cette semaine lui font défaut à cet instant et son anxiété se lit sur son visage. Je dis à mon ami, ton destin est dans ta raquette. 10h45 nous nous quittons pour un long moment. Indubitablement, la fin de la compétition arrive à son terme. Je crois que notre force et ce qui nous a unit pendant ces quelques jours, c’est l’amour que nous portons à notre sport. Amis soyez toujours
Amis soyez toujours l’ombre d’un bateau ivre
Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout
Peut-être vivrons-nous des lambeaux d’avenir
Et puis nous vieillirons comme le veut l’usage
Je suis là cœur battant à tous les carrefours
A vous tendre les mains dans l’axe du soleil
Extrait Jean Vasca (amis soyez toujours)
Il est 11h quand je pénètre dans l’aire de jeu, à cet instant je ne connais pas le jeu de mon adversaire chinois, je vois seulement que sur son maillot rouge, il est écrit China. L’accolade fraternelle avec Patricia puis nous commençons notre échauffement pendant les deux minutes autorisées. En l’espace de quelques échanges avec sa prise classique et ses deux mousses rapides, je comprends très vite que la partie va être difficile les points défilent à la vitesse de ses tops frappés près de la table ou à mi-distance. Son service coupé mou à deux rebonds dans la diagonale est une spécialité chinoise. Je ne trouve aucune solution le score est de 11/3. Dans le deuxième set je me révolte dans ma tête, je veux bien mourir mais avec les honneurs, je m’encourage sur tous les points. J’arrive maintenant à lire son service même si Je continue de subir et je place des blocs du revers frappés sur ses tops qui laisse pantois mon adversaire, je remporte le 3ème set 11/5. Le 3ème set débute sur le même rythme, agressif sur tous les points quand je mène 6/4 et que tout s’écroule comme un château de sable, mon jeu part en fumée et le score avec 11/7. Dans le 4ème set je ne suis que l’ombre de moi-même, mon cœur n’y croit plus, comme un boxeur à l’agonie, Patricia aurait dû jeter la serviette, le score fait mal 11/3 mais c’est la dure loi du sport de compétition. Je ne serai certainement jamais champion du monde Je remercie Patricia une dernière fois. Le vainqueur me demande mon âge et me flatte en m’expliquant avec un anglais approximatif que mon revers est excellent. Je reprends mon sac Msc en direction des tribunes avec Patricia pour regarder la rencontre des deux français qui n’a pas encore débuté. J’envois un message à Sylvie qui m’avait soutenu pendant toute la durée de la compétition jusqu’à 2h30 du matin heure le vendredi française! et lui décrire ma défaite. Pour me consoler elle me répondra « tu es le seul à avoir remporté un set ! » il est déjà midi quand le public déserte le trust Arena, malgré la dernière demi-finale entre Jean-Louis et Jean-Michel. Corinne, studieuse avec ses petites lunettes est sur sa chaise, concentrée à donner les bons conseils et à soutenir jean-mi. Je suis resté avec Patricia et sans dire un mot nous regardons ensemble la rencontre, à cet instant je n’ai pas de regrets, ils viendront plus tard

Des regrets
Je voudrais que tout revienne
Alors que tout est passé
Et je chante à perdre haleine
Que je n'ai que des regrets,
Des regrets.
Oh, des regrets, des regrets, des regrets,
Des regrets.
Oh, des regrets, des regrets, des regrets,
Des regrets.
Extrait : Alain Souchon (des regrets)
Le début de la rencontre confirme la volonté de vaincre de Jean-mi. Il a posé son jeu, il sait exactement comment jouer tactiquement son adversaire.il a une confiance en lui inébranlable. Mais où est passé la flamme de Jean-Louis lors du jeudi et du vendredi ? Le 1er et le 2ème set sont remportés sur le même score 11/8 par jean-mi et toujours sur un rythme assez lent. Alors que le point fort de Jean-Louis est son revers, il est débordé par celui de son adversaire. Le 3ème set semble un peu plus équilibré et la tension se rapproche vers une fin de match inéluctable Les services de jean-mi, bien variés et placés achèvent le set et le cri d’une victoire sans contestation. Magnifique Jean- Michel Carquin est en finale des Championnats du monde dans la catégorie 50/59 ans
Tout le petit noyau solidaire de notre belle semaine, se retrouve à la sortie du trust aréna pour aller déjeuner ensemble, Claire, Pascale, Corinne, Patricia, Agnès, Denis, Jean-Michel et à ma grande Surprise Janette et Jerry. C’est un moment de fraternité et d’une grande amitié
Richard

Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d´une machine à sous, avec des problèmes d´hommes simplement
Des problèmes de mélancolie
Alors, on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l´on se dit qu´il est bien tard...

Richard, ça va?
Extrait Richard : Léo ferré
C’est dans un écrin de verdure qui porte le nom de jardinerie que nous déjeunons tous ensemble. Le repas se passe dans la bonne humeur et la convivialité. Jean-mi ne change pas ses habitudes, il mange des frites. Après cette petite pause bien sympathique, nous repartons à la salle. Les premières finales en doubles ont déjà commencé. Je reste à la disposition de mon camarade pour s’échauffer et lui donner quelques conseils en finale face au chinois Huang min. 15h débuts de toutes les finales féminines en simple, impossible de fixer mon regard sur une table définitivement. Le spectacle est beau et le niveau de jeu de ces « jeunes dames » est impressionnant. Le tennis de table est vraiment un sport de longévité. 16h début de toutes les finales hommes. Corinne, toujours aussi sérieuse et imperturbable est dans le coin de l’aire de jeu. Après la présentation de tous les finalistes place au spectacle. Le début du 1er set est l’avantage de Huang 11/8 qui n’hésite pas à prendre l’initiative en top ,derrière ses services coupés et mou dont seuls ses pongistes chinois de haut niveau ont le secret mais jean- mi reste agressif avec son revers ce qui lui permet de marquer des points. Dans le 2ème set Huang appuie ses coups et transperce les blocs de jean- mi qui reste trop passif le score est sans appel 11/5 dans le 3ème set alors que notre camarade est mené 5/0 un sursaut de bravoure sonne le glas et le score passe à 5/5 jean-mi prend de vitesse son adversaire en revers avec sa prise de balle au rebond. Tout ce joue maintenant dans la diagonale en revers. Mené encore 10/8, un point superbe puis un service bombe relance de l’espoir à 10 partout et le public applaudit. Mais Huang reste solide derrière son service et conclut le set par une victoire 13/11. Oui Déception, jean- mi avait probablement trouvé la solution, prendre la balle plus tôt et faire douter son adversaire. Je quitte les tribunes pour aller le réconforter mais quel parcours pour ce copain de 50 ans, une finale mondial dans la catégorie la plus représentée en nombre de participants. Notre accolade sincère, ensemble nous sommes allés au bout du chemin. Nous sommes conviés maintenant à la remise des médailles pour toutes les catégories d’âges. Nicolle pillière nous propose de faire une photo tous les quatre et oui le groupe France traverse les générations et cette grande dame du tennis de table va recevoir une nouvelle médaille mondiale Huang min est assis à coté de nous trois, nous attendons d’être appelé à notre tour. Jean -mi est ému quand il me dit « je viens de recevoir les félicitations de l’autrichien Ding, yi » et tu sais quand je pense que j’aurai pu inscrire mon nom Carquin pour l’histoire ! Mais je crois que son histoire il vient tout simplement de l’écrire pour lui et pour la vie. C’est le moment attendu, les frissons, l’émotivité, ce sentiment unique et personnel que l’on ne peut pas décrire tant il est introspectif. Je dis à mon camarade Jean-Louis prés de moi « vivons cet instant exceptionnel » et puis c’est au tour de Jean- mi puis de Huang de recevoir leur médaille ce dernier nous demande de venir le rejoindre sur la plus haute marche puis comme un magicien qui sait étonné son public Jean- louis sort de sa poche son merveilleux cerf volant bleu blanc rouge qu’il étend autour de nos têtes à tout les quatre

Un jour je ferai mon grand cerf-volant
Un côté rouge, un côté blanc
Un jour je ferai mon grand cerf-volant
Un côté rouge, un côté blanc, un côté tendre
Un jour je ferai mon grand cerf-volant
J´y ferai monter vos cent mille enfants, ils vont m´entendre
Je les vois venir du soleil levant
Extrait le grand cerf volant Gilles Vigneault

J’ai 53 ans et que l’on me pardonne à cet instant de parler à la première personne Je suis sur la plus haute marche du podium et je ne suis pas champion du monde mais je crois que j’ai gagné aujourd’hui le droit de devenir un citoyen du monde

Au-dessus des frontières, l´air est frais,
Les lois et les identités top secret,
Nos amitiés dorées, colorées,
On s´aime bleu, blanc, rouge et plus, si affinités...

Échanger d´égale à égal, le monde devient idéal;
Les mélanges salueront encore...

Au -dessus de la mer des glaciers,
L´indigo vire en rouge, et puis clair, azuré;
Nos baisers sont confiants, inspirés,
On s´aime bleu, blanc, rouge et plus, si affinités...

Échanger d´égale à égal, le monde devient idéal;
Les mélanges salueront encore... plus fort...

Regarde autour de toi, vois les masses tomber,
Et même si ces nouveaux échanges te sont étrangers,
Regarde autour de toi, vois les masses tomber,
C´est ces silences que ce vieux monde étrange sait valoriser...

Avoir chaud au cœur et au corps, encore, dans un monde multicolore,
Les mélanges salueront encore... plus fort...

Regarde autour de toi, vois les masses tomber,
Et même si ces nouveaux échanges te sont étrangers,
Regarde autour de toi, vois les masses tomber,
C´est ces silences que ce vieux monde explose, sait valoriser...

Et même si le monde change, tu n´y es pas étranger,
Si ça coince, on y peut tous quelque chose, pour le faire bouger...

Regarde autour de toi, vois les masses tomber,
Et même si ces nouveaux échanges te sont étrangers...

Et même si le monde change, tu n´y es pas étranger,
Si ça coince, on y peut tous quelque chose, pour le faire bouger..
Idéal Etienne Daho
Nous nous retrouvons tous pour les photos Jean- louis ne quitte plus son jolie cerf volant, jean- mi est souriant, c’est un moment très fort avec tout le groupe pour partager ensemble ce moment de joie et de bonheur. Je demande à Pascale de bien vouloir faire quelques photos avec Patricia que je remercie une dernière fois car je tiens à lui exprimer toute ma gratitude avec un bout de ma médaille, elle a su tout simplement me surpasser Notre médaillé d’argent, ce champenois de cœur n’a pas oublié sa dernière bouteille de champagne qu’il avait bien gardé au frais, avec ce fameux verre de l’amitié. Nous sommes les derniers à rester quand une voix puissante en anglais nous demande de partir. Nous quittons pour la dernière fois le trust Arena avec nos médailles autour du coup. Je ne veux pas me retourner, j’ai trop peur d’oublier ces instants si forts, je laisse maintenant l’avenir au hasard

Si on m’avait dit un jour que je traverserais la planète pour seulement 3,2 grammes « FD »

THE END

Dimanche 29 Juin 2014 11:51

Bravo Denis , non ceci n'est pas la fin d une carrière! dans 2 ans à Alicante ce n est pas Auckland mais la région est magnifique et même avec mon petit niveau si t y vas j irai tenter ma chance. !
Ton récit est comme à l accoutumé ..,
Un régal pour quelqu un qui a su vivre sa passion de À .... à j espère Z pour clôturer ta magnifique carrière !
Tu as dû voir les poules de N1 et cela doit te conforter dans ta décision d ´arrêter de jouer à ce niveau qui a 4 a pris un virage de quasi professionnalisme avec la pression que cela engendre .. 53 ans bonne continuation à toi Denis et sûrement à nous croiser dans les rues d ´Antony pour continuer à perpétuer la discution dans notre passion ( seconde pour moi ) commune .
Bye Christian

Samedi 04 Octobre 2014 19:44

Merci compagnon de route belvitre, maintenant tu fais partie du paysage restreins de mes amis pongistes de ma mémoire collective (avec Jean-Claude). Je suis à un carrefour des mille routes
Au carrefour du cœur du monde
Mille routes se rejoignent
Et ceux qui marchent sur les routes
Ce sont mes amis de partout
(paroles musique Georges Moustaki)
Mais notre chemin se sépare
Ce voyage énigmatique en Nouvelle -Zélande m’a transformé et le regard spirituel que je porte sur le monde est différent.et va vers l’au-delà
Je suis certain que si nous avons été capable individuellement avec cet esprit collectif de remporter des victoires et des médailles, demain d’autres vétérans hommes et femmes de toutes les catégories d’âges seront à leur tour prendre leur chance .Comme disait un ancien Champion du monde japonais Ichiro Ogimura « YOU CAN »
Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont encouragés durant cette semaine palpitante car je sais que vous avez été nombreux
Merci à mes sponsors pour leur générosité et leur acte philanthropique (et oui cela existe !)

Cette année par équipe je porterai le maillot de mon nouveau club de Châtenay -Malabry

En simple celui de mon sponsor TABLETENNIS11
Et quelques fois celui de ma cause la Maladie de Parkinson en hommage à mon père
Je participerai aux Championnats d’Europe Vétérans en Finlande

Alors Chers Vétérans à Bientôt pour de Nouvelles aventures et bonne saison

Tu as peur des gens qui passent
Dans ta vie ou sur le trottoir d'en face
Tu as besoin qu'ils te regardent
Et pourtant tu restes là sur tes gardes

Raconte-toi

Tu écris aux visages que tu as vus
En quadrichromie, à la une des revues
Tu leur dis je te regarde est-ce que tu me vois
Dans le brouillard de ma ville où j'ai si froid

Raconte-toi

Envoie toutes sortes de messages
Aux inconnus et lucioles de passage
Prends le parti du risque de l'erreur
Le silence est toujours complice ou trompeur

Raconte-toi

Prends des feuilles 21 x 27, un stylo
Une caméra super 8, un magnéto
Regarde à l'intérieur de tes rêves et dans les journaux
Toute la folie du monde est dans ton cerveau

Raconte-toi
Paroles et musique Yves Simon
FD

Dimanche 04 Janvier 2015 10:50

Très beau texte de M.Autodidacte.

C'est un grand plaisir de vivre vos exploits sous les couleurs de notre beau pays avec une pincée de magie et de vie dans l'écriture.
Ce rapprochement avec nos amis Belges est magnifique, fraternelle... Ce qui est une chose rare actuellement.

Tout simplement Merci et comme le dit BELVITRE, l'aventure n'est pas terminée pour les anciens avec une vision du "ping" différente qui donne un peu plus de sagesse avec l'expérience de la vie, ses obstacles et ses joies.

SM
我爱法国。。。您呢?
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