ITTF - nouvelle règle : moins de chinois ?

Publié par gavroche • 25/02/08 15:31 • 4 743 vues • 15 commentaires

l'ITTF veut limiter le nombre de joueurs d'origine chinoise

Les responsables de la Fédération internationale de tennis de table (ITTF) devraient se prononcer cette semaine sur une proposition controversée visant à limiter le nombre croissant de joueurs d'origine chinoise au plus haut niveau, a indiqué lundi l'ITTF.

De nombreux pongistes nés en Chine préfèrent quitter le pays pour évoluer sous les couleurs d'une autre nation tellement la compétition pour accéder à l'équipe nationale chinoise est féroce.

"Actuellement, les meilleures joueuses de tennis de table de sept ou huit pays européens sont nées en Chine", a déclaré la porte-parole de l'ITTF, Arne Madsen.

"Cela ne s'adresse pas exclusivement aux joueurs nés en Chine, mais également à ceux originaires d'autres pays européens, affirme Madsen. Après les différentes guerres, plusieurs cherchaient un nouveau pays pour jouer", a déclaré Madsen à l'AFP.

"Néanmoins, il y a beaucoup de joueurs chinois dans le monde. Il ne s'agit pas de blâmer les Chinois, vous ne pouvez pas leur reprocher d'être les meilleurs, il s'agit (avec cette proposition, ndlr) d'aider ceux qui ne peuvent pas concourir", a précisé la porte-parole de l'ITTF.

La proposition sera soumise samedi au comité de direction de l'ITTF dans le cadre des Championnats du monde de tennis de table par équipes (jusqu'au 2 mars à Canton).

La proposition stipule que les joueurs de plus de 21 ans ne pourront plus évoluer sous les couleurs de leur nouveau pays lors des Championnats du monde et la Coupe du monde, tandis que les jeux Olympiques ne seront pas concernés, selon Madsen.

Toujours selon l'ITTF, cette éventuelle mesure ne sera pas rétroactive et ne concernera pas non plus le Pro Tour, ni les autres compétitions internationales. (AFP)
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Extrait pris sur le site de l'ITTF :

Proposé par le Comité Exécutif

Que soit inséré un nouveau paragraphe 3.8.7, les actuels paragraphes 3.8.7 et 3.8.8 devant être renumérotés en conséquence.

3.8.7 De plus, pour des épreuves pour un titre mondial, un joueur qui était qualifié pour représenter une fédération autre que celle qu’il désire représenter doit se faire enregistrer auprès de l’ITTF par le canal de cette nouvelle fédération.

3.8.7.1 Ce joueur ne peut pas représenter sa nouvelle fédération

3.8.7.1.1 moins de 3 ans après son nouvel enregistrement, si ce joueur était âgé de moins de 15 ans au moment de son enregistrement;

3.8.7.1.2 moins de 5 ans après son nouvel enregistrement, si, au moment de son enregistrement, ce joueur était âgé de moins de 18 ans mais au moins de 15 ans;

3.8.7.1.3 moins de 7 ans après son nouvel enregistrement, si, au moment de son enregistrement, ce joueur était âgé de moins de 21 ans mais au moins de 18 ans.

3.8.7.2 Si un tel joueur a atteint ou dépassé l’âge de 21 ans il ne sera pas enregistré par l’ITTF et ne sera pas qualifié pour représenter sa nouvelle fédération dans des épreuves pour un titre mondial.

Ceci aurait pour conséquence d’introduire une nouvelle clause de qualification pour les épreuves pour un titre mondial, prenant en compte l’âge du joueur concerné.
Proposé par la Fédération Suisse de Tennis de Table

Que soit introduit un nouveau sous-paragraphe dans le point 3.8, intitulé “ Qualification Internationale“

Pour pouvoir représenter une fédération aux Championnats du Monde un joueur doit posséder une licence (être membre ) de cette Fédération au cours des 5 années précédentes.

Motivation:

Au sein de l’ITTF de nombreuses fédérations forment activement des jeunes talents pour leurs équipes nationales. Un développement extensif au niveau mondial contribue aux intérêts pour l’ITTF en contribuant à accroître la popularité du tennis de table à travers le monde.

En conséquence les résultats d’une équipe nationale devraient refléter les efforts accomplis dans le domaine du développement de nouveaux talents et non ceux réalisés en matière de naturalisation nationale.

Nous estimons dès lors qu’il est nécessaire qu’un joueur représentant une équipe nationale dans un Championnat du Monde par équipes doit posséder une licence pour cette fédération nationale au moins pour les 5 dernières années écoulées.

Des changements subits de nationalité en fonction d’une participation aux Championnats du Monde par équipes sont de nature à mener non seulement à un désintérêt du public mis également inciter au niveau local les fédérations à réduire leurs efforts d’investir dans le développement de jeunes talents.

Par la règlementation que nous proposons la pratique actuelle de naturalisation utilisée par plusieurs fédérations serait neutralisée et garantirait un intérêt effectif de la part de chaque nation de permettre au tennis de table d’atteindre la plénitude de son potentiel.

Ceci aurait pour conséquence d’introduire une condition supplémentaire de qualification pour les Championnats du Monde.
étrange...!
si je pouvais voter je serais contre
dans le chapitre "droits de l' homme" ça me parait méprisable
Et si on limitait par la même occasion les coureurs de couleurs en athlétisme et le nombres de joueurs brésiliens au foot ? Là on va crier au scandale ?
C'est vraiment n'importe quoi ce qui se passe à l'ITTF !!!
Mais faut reconnaitre que voir des argentins, des italiens voir danois au doux nom de Yu Lin ou Zhei Bin.....
Qu'ils jouent en tant que chinois dans des championnats européens ou sud américains, très bien.... Mais que l'on arrete de les naturaliser à tire la rigot !!
d'accord avec toi PICOT 33!!
Que XIAN Yi Fang (et WANG Xiao ming à une autre époque) joue pour la France, là il n'y a que peu de remarques.

Si le ping est sous représenté dans certains pays, cela entraine des "migrations". On le voit bien dans d'autres sports, il y a bons nombres de basketteurs US qui finissent dans certaines équipes nationales européennes.

Et dans une moindre mesure, un joueur de foot en L1 en fin de carrière, préfère souvent jouer en L2 (voire en dessous) plutôt que d'être sur le banc...
C'est ce qui se passe pour le ping, ces joueurs n'ont plus le "niveau" pour la Chine, mais tjs au dessus de la moyenne pour les autres pays. Et ces pays "profitent' aussi de ces joueurs pour ramener qq médailles. C'est donnant-donnant.
Ce débat me fait penser à celui qui se pose parfois sur le forum :

Vaut-il mieux faire de la formation ou recruter des joueurs de 1er plan ?

Le constat global est de reconnaitre qu'il est beaucoup moins onéreux et surtout beaucoup plus facile de recruter.
Beaucoup conviennent donc qu'à terme en agissant ainsi ce sera la mort de la formation et donc du développement du ping.

L'ITTF n'empêche en rien, à mes yeux, la possibilité aux "Naturalisables" de venir travailler dans les pays attirants, mais elle oblige ces mêmes pays à un devoir de formation en limitant l'utilisation de ces joueurs dans les équipes nationales.
Excellente initiative de l'ITTF, enfin ! Ca commençait à devenir vraiment ridicule ces équipes composées de naturalisés chinois.
Pour les donneurs de leçons sur les droits de l'homme, je repondrais que le texte n'interdit en rien aux chinois de venir s'installer dans le pays de leur choix, de prendre une licence et, 5 ans après, de jouer pour leur nouveau pays.
La fédé suisse explique parfaitement la problématique et mettant le doigt sur le fait qu'il n'y a plus aucun intérêt pour les fédérations nationales à dépenser des sommes folles et des années de dur labeur à détecter et former des jeunes si c'est pour, à la fin, leur dire : désolé ! Pas le niveau ! On donne votre place à ce petit gars qui descend de l'avion et qui s'appelle Chang ou Ma ou Wang ! Autre cas de figure : Tu formes tes jeunes et enfin, après 10 ans de travail tu les alignes fièrement à leurs premiers championnats du monde. Là, au premier tour, tu tombes sur la république Dominicaine, ou le Tchad qui n'ont pas 2 salles de ping correctes dans le pays mais qui ont naturalisés 3 chinois le mois dernier et qui te foutent une taule mémorable. Là, tu te dis que tu es vraiment trop con et que t'as gaché toutes ces années d'efforts et d'investissements pour pas grand chose...
Encore une fois, il ne s'agit pas de xénophobie mais de simple bon sens. Protégeons nos intérêts, ceux de nos jeunes et ceux de notre sport comme la chine protège également ses intérêts. Les chinois peuvent venir, au contraire, ils sont les bienvenus ! Pendant 5 ans, ils joueront pour un club, se feront payer en tant qu'entraineurs/relanceurs/joueurs. Ils contribueront à former nos jeunes en leur apprenant des méthodes innovantes et en leur proposant une relance de qualité. Et si au bout de 5 ans, nos meilleurs français ne peuvent toujours pas les battre au cours d'un tournoi de qualification standard, là, ils auront vraiment gagné leurs places et il n'y aura plus rien à redire...
  • xmen
  • Il y a 9 an(s)
je suis partagé sur la question mais les arguments de jolan sont plutôt percutants
Et puis faudrait pas oublier que des règles un peu similaires existent en foot ou en athlé, et que si elles peuvent paraître discriminatoires, évitent quand même que ca tourne au ridicule et au grand n'importe quoi
Tennis de table : Le « ping » féminin écrasé par la Chine
Tennis de table. Les Chinoises font le bonheur de nombreuses sélections nationales. Mais ces naturalisations express posent problème.
En fin de semaine à Guangzhou, pas grand-chose ne devrait échapper aux Chinois. Même Razzia annonçée aux Jeux de Pékin. Qui peut aujourd'hui contester l'hégémonie asiatique ? Chez les hommes, on peut encore rêver à un exploit individuel, chez les dames le fossé entre l'Asie et le reste du monde est trop béant pour y croire.

Dans le top 50 mondial ne figurent que trois joueuses n'étant pas d'origine asiatique. La championne d'Amérique du Nord : Chinoise. Celle d'Amérique du Sud : aussi. D'Afrique : itou, comme les deux finalistes des derniers championnats d'Europe. À la dernière Coupe du monde, il y avait bien deux Européennes de souche : Dodean et Boros. Deux joueuses invitées. Au « ping », la Chine a gagné le grand jeu de la mondialisation, forte de ses 10 millions de licenciés. « L'Europe est aujourd'hui une sous-marque de la Chine », admet le directeur technique national tricolore, Michel Gadal.

La naturalisation express joue à plein. Malte vient de s'offrir deux Chinoises pour tenter de se faire un nom à l'échelon continental. La Pologne compte trois Chinoises dans ses rangs, l'Espagne également. L'Italie et le Luxembourg ne sont pas à la traîne. Aujourd'hui, la qualité de bon nombres d'équipes nationales tient davantage à leurs recrues qu'à la qualité de la formation maison. Un apport qui est gage de résultats internationaux et de représentants à Pékin.

« A Nantes (Ndlr, au tournoi de qualification européen pour les Jeux début avril, je pense que la majorité des qualifiées seront des Chinoises (d'origine s'entend) », constate Michel Gadal.

Même les instances chinoises s'enquièrent du problème. Elles préféreraient d'autres adversaires que des compatriotes exilées. Ce serait plus vendeur pour ce sport. La Fédération internationale entend prendre le problème à bras-le-corps et veut faire passer une nouvelle réglementation, samedi. Avec ce texte, la naturalisation ne suffirait plus pour défendre les couleurs d'un pays.

« Pour une fille de moins de 15 ans, il faudrait trois ans d'attente, pour une fille de moins de 18 ans : 5 ans (7 ans pour une fille de moins de 21 ans). Et une joueuse recrutée à plus de 21 ans serait dans l'interdiction de défendre les couleurs de sa nouvelle patrie », relate Michel Gadal. Un texte que la Fédération française appuiera. Pas forcément tout le monde. Quant à sa valeur devant un tribunal civil...

Les clubs, davantage encore, profitent des talents « made in China ». Mondeville, par exemple, compte trois Chinoises d'origine dans ses rangs (l'une de nationalité française, l'autre belge, la troisième allemande). La première division féminine en devient un entonnoir au goulot trop resserré pour les meilleurs espoirs tricolores. « Il n'y a plus d'espace pour elles », se désole le DTN. Des quarante joueuses composant l'élite, 28 sont étrangères, quatorze Chinoises, dix seulement sont Françaises de nationalité, sept de souche, avec pour la plupart de ces dernières un statut de remplaçant. Cela n'aide pas à l'émergence de nouveaux talents.


David GUéZENNEC.
ouh là ! le terme "souche" est revenu à plusieurs reprises !!!
Phung, Lo et Laurie ont des parents sur les 2 continents, ils sont de quelque "souche" ?

En fait, c'est vrai que ce qui fausse le jeu ce n'est pas la naturalisation en soi, mais la manière dont c'est fait, c'est quasi industriel et immédiat !

Comme ça a été très bien évoqué, c'est recrues doivent avant tout former les contingents "nationaux" des pays d'accueil. Ces derniers voient à très court terme (des podiums en peu de temps). A moyen terme, seuls les entrainements "made in China" peuvent produire ce genre de performance. Et ensuite, tout le monde sera à niveau...
De toute facon ca changera pas grand chose aux résultats, ca sera toujours les "vrai" chinois jouant pour leur pays qui gagneront 3 fois sur 4 Content
jolan Émoticône

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